N°49 Janvier 1982. p27
&
N°52 Octobre 1982. p275
Fils du Doyen de l'Université de Windsor, Christopher Wren nait le 20 octobre 1632 (5) où il est élevé dans la tradition religieuse et dès l'âge de 17 ans (1649), il fréquente l'Université d'Oxford, avec déjà une attirance pour les systèmes mécaniques complexes d'une part et d'autre part les mathématiques qui le révèleront aux yeux d'Isaac Newton. A 25 ans il est nommé professeur d'astronomie au Gresham College de Londres et à 29 il s'installe sur la chaire d'astronomie toujours, mais cette fois d'Oxford et ce, pendant 12 années. Il est important de noter que c'est à la suite d'une conférence de Wren au Gresham College en 1660, que va germer l'idée qui fera naitre la Royal Society, plus précisément la Royal Society for the Improvement of Natural Knowledge, et ce au côté de Robert Boyle, John Wilkins, William Viscount Brouncker (qui en sera le premier président) et aussi d'un certain Robert Moray. C'est Wren qui rédigera les premiers statuts de ce que l'on appellera plus tard "l'Invisible Collège", mettant en avant l'expérimentation et sa mise en pratique, il parle de "philosophie naturelle expérimentale" ou encore "d'accroissement du commerce au moyen d'inventions utiles au bien-être, au profit et à la santé de nos sujets". Mais c'est l'architecture qui va occuper 50 ans de la vie de Wren, et ce, dès 1662 avec les plans du Sheldon theatre à Oxford, pour finir en 1710 avec la construction de la Cathédrale Saint Paul de Londres. Harold Dorn (6) et Robert Mark se proposent d'analyser l'½uvre de Sir Christopher Wren au travers de sa première et de sa dernière réalisation. Notons enfin, que bien que Dorn & Mark soient co-auteurs d'un ouvrage portant le titre du présent article, c'est tiré de la revue "Pour la science", version française de "Scientific American" dite "la revue des Nobels" qu'est extrait cet article de Renaissance Traditionnelle.
Je laisse aux amateurs d'architecture le plaisir de lire cet article qui, je le dirai très succinctement, montre les limites de la première réalisation de Wren et l'évolution, suite au grand incendie de Londres en 1666, puis la réalisation du plan final de la cathédrale saint Paul. Cette article montre les difficultés d'un architecte précurseur, fusse-t-il un génie de son temps, à allier théorie et mise en application. C'est ce qui lui fera dire en 1713 dans son rapport sur l'abbaye de Westminster : "Une architecture de qualité dépend de l'étude préalable des principes de la statique et du bon équilibre de poids des pieds-droits". En fait au travers de cette théorie, il nous est apparu, en clin d'½il, intéressant de le noter, comme le fit sans doute avant nous René Désaguliers, que la théorie de Christopher Wren veut que pour consolider une colonne soumise à la poussée horizontale de la voûte, il faut que cette colonne soit plus haute et plus lourde... A l'instar de Dorn et Mark, citons Wren pour conclure cette première partie :
" Les cinq ordres classiques de colonnes : dorique, ionique, corinthienne, toscane et composite, sont soumis à des lois rigides et pédantes que l'on ne peut apparemment transgresser sans commettre une barbarie : alors que dans le fond elles ne sont que le reflet des vogues et des modes de l'époque pendant laquelle elles sont utilisées. "
" Il est tout de même incroyable qu'une grande majorité des architectes de notre époque attache autant d'importance au décoratif et passe aussi vite sur la géométrie qui est le point essentiel de l'architecture... "
Et enfin : " La vérité ne s'obtiendra qu'à partir de la recherche des centres de gravité des éléments du projet ".
Alors nous voilà donc à la deuxième partie de ce résumé, qui elle concerne l'article de René Désaguliers. Cet article se veut une réparation et une justification sur la présence d'un article centré sur le seul aspect architectural, donc opératif, de la démarche de Wren, article dans lequel René Désaguliers va étudier les liens de Wren avec la Franc-Maçonnerie. Et c'est tout d'abord en partant des Constitutions de 1723 que l'on va trouver des liens. 1723 c'est paradoxalement l'année de la mort (7) , à 91 ans de Christopher Wren, plus exactement 5 semaines après la publication des Constitutions (8) , et que nous dit James Anderson, il situe Wren comme un "ingénieux architecte", c'est tout ! René Désaguliers analyse tout simplement cet élément en rappelant que la rédaction des Constitutions avait été lancée par le Duc de Montagu en 1721 (9) , mais que matériellement entre les dates de décision de la publication et le décès de Wren, on n'eut pas le temps de rajouter un propos plus glorieux et plus élogieux. A moins que, encore plus perspicace, l'explication politique de Désaguliers ne soit encore plus juste. Je vous la rapporte. En 1718, Christopher Wren est Surintendant général des Bâtiments d'Angleterre, il est âgé de 86 ans. Son grand âge et sa fidélité aux Stuart font que le roi en place, l'allemand Georges Ier, le remplace par William Benson, amenant ainsi à la suspicion et à l'interrogation quant à la discrétion d'Anderson...
En revanche, dans la seconde édition des Constitutions, celle de 1738, Wren était passé de l'actualité à l'histoire, voire à la légende. Et là cette fois on va retrouver ce que Désaguliers décrit comme un véritable roman sur un Sir Christopher Wren, celui là même qui selon les Loges de Londres en 1716 les aurait négligées. Ainsi on y retrouve un Christopher Wren successivement Grand Surveillant en 1663 et 1666, Député Grand maître puis Grand Maître en 1685 et à nouveau en 1698. En fait, c'est dit Anderson, quelques années après l'achèvement de la Cathédrale St Paul en 1708, que Wren néglige l'office de Grand Maitre et ce au moins jusqu'en 1714. Notons pour nôtre part au passage, qu'il est alors âgé de... 76 à 82 ans.
Alors qu'apprends-t-on dans cet article de 1982 sur l'appartenance ou non de Christopher Wren à la Franc-Maçonnerie ? Effectivement René Désaguliers écrit que l'on peut répondre positivement et ce car il a retrouvé quelques éléments, pour cela il s'appuie sur Albert Mackey (10) , Robert-Freke Gould (11) et Bryan Little (12) .
Tout d'abord, dans "The Natural History of Wiltshire" (édition en ligne cliquer ICI), l'histoire naturelle du Wiltshire de John Aubrey, il est dit (traduction de René Désaguliers): "Ce jour, lundi le 18ème de l'an 1691, le lendemain du dimanche des Rogations (13) , a eu lieu à l'Eglise Saint-Paul une grande assemblée de la Fraternité des Maçons acceptés dans laquelle Sir Christopher Wren doit être adopté Frère (traduction volontairement littérale de : is to be adopted a Brother) ainsi que Sir Henry Goodric de la Tour (de Londres) et quelques autres. Il y a eu des Rois qui ont appartenu à cette confrérie". Outre la probité d'Aubrey, René Désaguliers note que sur le manuscrit, Aubrey à rayé le mot Free Mason et réécrit au dessus Accepted, restant ici fidèle à la compagnie des Maçons de Londres qui avaient transformé l'appellation vers 1655-56.
Le second élément quasi indiscutable est l'annonce de la mort de Wren, par voie de presse dans le Postboy (14) et le British Journal (15) qui présentent tous deux "ce digne Franc-Maçon" (freemason) c'est-à-dire ce maçon spéculatif.
Enfin, de manière une nouvelle fois fort intéressante, René Désaguliers note d'abord la situation géographique de la tombe de Wren dans la Crypte de Saint-Paul, à savoir dans l'angle Sud-Est, c'est-à-dire la place du Maître. Ensuite et enfin, il remarque aussi cette légende que l'on doit successivement et de manière opposées à William Preston et au Duc de Sussex, au sujet de ce présent fait par Wren à la Loge Saint Paul (l'Oie et le Grill), à savoir des trois chandeliers en acajou représentant les 3 ordres d'architecture et d'un authentique maillet opératif du XVIIème siècle, qui servirent à la pose de la première pierre de la cathédrale Saint-Paul(16) .
En conclusion il est bien évident que le nom de Wren est lié à la Franc-Maçonnerie en tous cas par ses fonctions et son profil social comme dit René Désaguliers, et en ces temps de transition, il était bien en rapport avec la Franc-Maçonnerie, en tant que Franc-Maçon accepté et non pas c'est certain en tant qu'opératif.
ANNEXE : Liste des Constructions dues à Christopher Wren
Chapelles
Chapelle de l'université de Pembroke (Cambridge)
Chapelle de l'université Emmanuel (Cambridge)
Chapelle catholique du palais de Whitehall
Églises
Toujours visibles
église Saint-Andrew by the Wardrobe, Londres
église Saint-Andrew, Holborn, Londres
église Saint-Anne and St Agnes, Gresham Street, Londres
église Saint-Benet Fink, Threadneedle Street, Londres
église Saint-Benet Paul's Wharf, Queen Victoria Street, Londres
église Saint-Bride, Fleet Street, Londres
église Saint-Clement Danes, Strand, Westminster
église Saint-Clement Eastcheap, Londres
église Saint-Dunstan in the East, Londres
église Saint-Edmund the King, Lombard Street, Londres
église Saint-James Garlickhythe, Garlick Hill, Londres
église Saint-James's Piccadilly, Westminster
église Saint-Lawrence Jewry, Londres
église Saint-Magnus Martyr, Lower Thames Street, Londres
église Saint-Margaret Pattens, Londres
église Saint-Margaret, Lothbury, Londres
église Saint-Martin Ludgate, Londres
église Saint-Mary Abchurch, Londres
église Saint-Mary Aldermanbury, Londres
église Saint-Mary-at-Hill, Thames Street, Londres
église Saint-Mary-le-Bow, Cheapside, Londres
église Saint-Michael Paternoster Royal, College Hill, Londres
église Saint-Michael, Cornhill, Londres (tower and upper half of main building)
Abbaye Saint-Nicholas Cole, Londres
Cathédrale Saint-Paul de Londres
église Saint-Peter upon Cornhill, Cornhill, Londres
église Saint-Stephen Walbrook, Londres
église Saint-Vedast alias Foster, Foster Lane, Londres
église Ingestre, Staffordshire
Détruites
All Hallows the Great, Lombard Street, Londres
All Hallows, Bread Street, Londres
All Hallows, Lombard Street, Londres
Christ Church Newgate, Newgate Street, Londres
église Saint-Alban, Wood Street, Londres
église Saint-Anne's Church, Soho
église Saint-Antholin, Watling Street, Londres
église Saint-Augustine with St Faith, Watling Street, Londres
église Saint-Bartholomew-by-the-Exchange, Exchange, Londres
église Saint-Benet, Gracechurch Street, Londres
église Saint-Christopher-le-Stocks, Threadneedle Street, Londres
église Saint-Dionis Backchurch, Fenchurch Street, Londres
église Saint-George, Botolph Lane, Londres
église Saint-Mary Aldermary, Bow Lane, Londres
église Saint-Mary Magdalene, Old Fish Street, Londres
église Saint-Mary Somerset, Thames Street, Londres
église Saint-Matthew, Friday Street, Londres
église Saint-Michael Queenhithe, Upper Thames Street, Londres
église Saint-Michael, Crooked Lane, Londres
église Saint-Michael, Wood Street, Londres
église Saint-Mildred, Bread Street, Londres
église Saint-Mildred, Poultry, Londres
église Saint-Olave Old Jewry, Londres
église Saint-Stephen Coleman, Coleman Street, Londres
église Saint-Swithin London Stone, Cannon Street, Londres
Palais, pièces d'apparat, bureaux gouvernementaux, monuments, etc.
Palais de Winchester, Winchester
Appartement de la Reine et jardin en terrasse, Whitehall Palace
Modernisation du Palais d'Hampton Court
Reconstruction du Palais de Kensington
Court House, Windsor
The Custom House, Londres
The Navy Office, Seething Lane, Londres
Guard House, château de Windsor
The Monument, Fish Street Hill, Londres
Hôpitaux
L'Hôpital royal de Chelsea
L'Hôpital de Greenwich ou Hôpital royal de la Marine
Bâtiments universitaires et scientifiques
Eton College, Buckinghamshire
École du Christ's Hospital, Londres
École St John Moore, Appleby, Leicestershire
College of William and Mary, Williamsburg, Virginie, États-Unis
Garden Quadrangle, Trinity College, Oxford
Bâtiment Williamson du Queen's College, Oxford
La Bibliothèque de la cathédrale de Lincoln, Lincoln
La Bibliothèque du Trinity College, Cambridge
L'Observatoire royal de Greenwich, Greenwich
Théâtres
Le Sheldonian Theatre, utilisé par l'université d'Oxford pour ses cérémonies
Théâtre de Drury Lane, Londres
NOTES
(1) Robert Hooke, né le 18 juillet 1635 à Freshwater et mort le 3 mars 1703, est un des plus grands scientifiques expérimentaux du XVIIe siècle et donc une des figures clés de la révolution scientifique de l'époque moderne.
En 1653, Hooke entra à Oxford où il a rencontré Robert Boyle dont il devient l'assistant. En 1660, il découvre la loi de Hooke d'élasticité, qui décrit la variation linéaire de tension avec l'extension. En 1662, Hooke est nommé démonstrateur à la Société Royale récemment fondée, il est responsable des expériences exécutées lors des réunions. En septembre 1664, il publie son livre, Micrographia, qui contient de nombreuses observations réalisées à l'aide de microscopes et de télescopes. Son apport en biologie est très important. On lui attribue ainsi la première description d'une cellule biologique faite à partir de l'observation de végétaux. En 1665, il est nommé professeur de géométrie à l'Université de Gresham.
Micrographie (Micrographia) devient immédiatement un best-seller. Le livre présente ses observations réalisées à l'aide de diverses lentilles. Hooke décrit un ½il de mouche et une cellule végétale. Ses très belles gravures sur cuivre sont particulièrement spectaculaires. Ses planches sur les insectes ainsi que le texte contribuent à promouvoir les observations faites à l'aide du nouveau microscope. Les planches sur les insectes sont dépliables et d'un format plus grand que le livre, un in-folio. Même si ce livre est surtout célèbre pour ses observations faites à l'aide du microscope, Micrographie décrit aussi des corps planétaires lointains, expose une théorie sur la lumière et montre l'étendue des centres d'intérêt de l'auteur.
On considère souvent Hooke comme l'inventeur du microscope composé, un assemblage de lentilles multiples, habituellement au nombre de trois : un oculaire, une lentille de champ et un objectif. Il donne ainsi de nombreux conseils pour la fabrication des microscopes au fabriquant Cristophe Cock. Mais cette attribution semble inexacte car Zacharias Janssen avait déjà construit des microscopes similaires en 1590. Néanmoins, les microscopes de Hooke atteignaient un grossissement de trente fois, ce qui était largement supérieur par rapport aux instruments précédents.
Parmi ses autres réalisations, il faut signaler la construction du premier télescope reflétant Grégorien et la découverte de la première étoile binaire. Il est intéressant de noter qu'il est l'auteur d'une des premières théories ondulatoires de la lumière.
(2) 1680-1682
(3) Camillo-Guarino Guarini (1624 – 1683) est un prêtre, un mathématicien, un écrivain et un architecte italien. Il est né à Modène. Il fut tout à la fois brillant mathématicien, professeur de littérature et de philosophie à Messine, et, à partir de dix-sept ans, architecte du duc Philibert de Savoie. Il rédigea une série de livres de mathématiques, en latin et en italien, dont Euclides adauctus.
Influencé principalement par Francesco Borromini, Guarini conçut un grand nombre de bâtiments publics et privés à Turin, y compris les palais du duc de Savoie, l'église San Lorenzo (1666 – 1680), la chapelle Santissima Sindone (qui abritait le suaire de Turin), le Palazzo Carignano (1679 – 1685), les couvents des théatins de Modène, Messine et Paris, et bien d'autres édifices publics et ecclésiastiques à Vérone, Vienne, Prague ou Lisbonne. Il meurt à Milan en 1683.
La partie de ses ½uvres réalisées en Sicile, en particulier à Messine, font de lui l'un des pères fondateurs du Baroque sicilien, encore balbutiant à l'époque.
En architecture, on compte parmi ses successeurs son élève Filippo Juvarra, ainsi que le propre élève de ce dernier, Bernardo Vittone.
(4) Claude Perrault, né le 25 septembre 1613 à Paris où il est mort le 9 octobre 1688, est un médecin et architecte français. Il est célèbre pour avoir été l'architecte de la façade de l'aile est du Louvre. Il est aussi reconnu pour ses travaux en anatomie, physique et histoire naturelle. Son frère est l'écrivain Charles Perrault (1628-1703). Il meurt d'une infection en 1688, après avoir disséqué un chameau au Jardin des Plantes.
Il obtient son titre de docteur en médecine à Paris. Il est l'un des premiers membres de l'Académie royale des sciences en 1666.
Il fait de nombreuses observations sur l'anatomie des animaux. Il étudie la circulation de la sève et constate qu'elle circule dans deux sens, ascendant et descendant. Mais, comme d'autres savants de son temps, il tente de découvrir un fonctionnement cellulaire similaire à celui des animaux. Ses idées sont combattues par Denis Dodart (1634-1707) et Samuel Cottereau du Clos (v. 1598-1685).
Il traduit en français les textes de l'architecte romain Vitruve sous le titre de Dix livres d'architecture de Vitruve en 1673.
Perrault réalise la façade est de la colonnade du Louvre, mise en ½uvre par Louis Le Vau, entre 1667 et 1670, ainsi que des portions de la façade sud. Il dessine l'observatoire de Paris entre 1667 et 1672. Il construit l'Arc de triomphe du faubourg Saint-Antoine en 1670.
(5) A East Knoyle dans le Wiltshire
(6) Harold Dorn est professeur émérite au Collège des Arts et Lettres du New Jersey, chercheur en histoire des sciences et de la technologie.
(7) 25 février 1723
(8) 17 janvier 1723
(9) 29 septembre 1721
(10) Mackey A.G., Hughan W.J., Hawkins E.L., An Encyclopaedia of Freemasonry and its kindred sciences comprising the whole range of arts, sciences and literature as connected with the institution, New York-Londres, The Masonic History Company, 2 tomes, 1913.
(11) Robert-Freke Gould. History of Freemasonry (1883-1887) 3 Tomes.
(12) Bryan Little. Sir Christopher Wren: a Historical Biography (London, 1975).
(13) Les jours des Rogations sont les trois jours précédant immédiatement l'Ascension dans le calendrier liturgique chrétien. Ce terme est surtout utilisé par les Églises catholique et anglicane, mais tombe aujourd'hui en désuétude. Le mot « Rogation » vient du latin rogare, qui signifie « demander ». Ce terme sert à qualifier cette période de l'année car l'Évangile du dimanche précédent comprend le passage « demandez ce que voudrez et cela vous sera accordé » (Jean 16:7). Ce dimanche lui-même était appelé dimanche des Rogations. Ce jour marquait, avant le concile Vatican II, le début d'une période de trois semaines pendant laquelle la célébration des mariages était interdite par les Églises catholique et anglicane. Les fidèles observaient traditionnellement pendant les Rogations un jeûne afin de se préparer à la célébration de l'Ascension et les prêtres bénissaient les cultures. Cette fête, introduite par saint Mamert en 470 dans la vallée du Rhône, est étendue à toute la Gaule lors du concile d'Orléans (511). À cette époque, les rogations ont pris la place, dans le calendrier, de la fête romaine des robigalia, célébrations cultuelles pour la protection des céréales contre la rouille qui se déroulaient le 6e jour avant les calendes de mai. Les Églises anglicanes supprimèrent les Rogations en 1976. (Source Wikipédia)
(14) n° 5245 2-5 mars 1723
(15) n° 25, 9 mars 1723
(16) Conservés depuis par la Loge L'Antiquité n°2