Il est important de souligner que du IXe au XIe siècle, et toujours à l'époque de Bernard de Tiron, il y eut une longue lutte visant à rétablir en Bretagne les anciens diocèses bretons – principalement ceux de Dol, Rennes et Saint-Malo – et à libérer l'Église de Bretagne de la tutelle de l'Archidiocèse romain de Tours. C'est dans ce contexte précis, en 1100, que Bernard fut nommé, abbé de Saint-Cyprien : à cette époque, Saint-Cyprien était « libre », indépendante de l'autorité de Cluny, en parallèle de « l'Église libre » de Bretagne ; et Renaud, abbé de Saint-Cyprien, et son successeur Bernard voulaient maintenir cette autonomie. Cela ne dura pas : quatre ans plus tard, les Clunisiens reçurent l'appui de Pascal II et placèrent Saint-Cyprien sous l'autorité de Cluny. Bernard se rendit à Rome et plaida sa cause auprès du pape qui demeura sourd et insensible.C'est alors que Bernard invoqua la justice de Dieu, plus haute et souveraine que celle du pape, citant même Pascal II devant le Tout-Puissant - Papad ad divinum judicium provocavit. D'abord furieux, le pape finit par se laisser convaincre. L'abbaye conserverait son autonomie au sein de l'église libre de Bretagne, mais cela ne dura que quelques années. Peu après la démission de Bernard en 1105, les moines de Saint-Cyprien furent forcés d'intégrer l'ordre de Cluny. (2)
Il est bien probable que Bernard fusse considéré hérétique, non seulement parce qu'il avait tenu tête au pape, mais aussi parce qu'il défendait la souveraineté de la primitive église chrétienne. L'historien A. J. Wylie (1886) résume bien la situation :
« Le XIIe siècle, particulièrement en Écosse et en Bretagne, fut un temps où deux églises chrétiennes d'origines différentes, l'Église romaine et l'ancien Rite celtique, se disputaient le territoire. Ce fut une époque où se côtoyaient culdéisme et romanisme. Les deux se souvent même mélangés dans le même monastère, et les croyances religieuses du pays devinrent un amalgame de doctrines et de superstitions orales, avec quelques vérités bibliques. » (3)
Tout cela indique que Bernard de Tiron ne reconnaissait pas l'autorité de Cluny sur l'Église de Bretagne, ni sur les préoccupations du clergé local. Plus significatif est le fait que Bernard, fidèle à l'esprit celtique et gallican, ne craignait pas de confronter le pape et de défendre ses droits à l'autonomie, non seulement à Saint-Cyprien, mais aussi plus tard à Tiron. Ni son ordre ni son abbaye n'allait jamais se soumettrait à Cluny.
Ayant renoncé à son titre d'abbé en 1105, Bernard quitta Saint-Cyprien pour fonder l'un des premiers ordres monastiques de stricte observance, l'Ordre de Tiron, avec la ferme intention de revenir à l'ascétisme rigoureux des premiers Bénédictins, conformément à la Règle de vie de Saint Benoît. En 1107, Rotrou II le Grand (env. 1078-1144), Comte de Perche, qui avait participé à la Reconquista, la première Croisade en Palestine, donna à Bernard les terres dont il avait besoin pour fonder son premier monastère, dans la forêt de Tiron. Forcé de s'éloigner des Clunisiens de Nogent-le-Roi en 1114, Bernard et ses moines s'installèrent finalement dans la paroisse voisine de Gardais, sur des terres données par Yves, évêque de Chartres. (4)
Quelques années après leur établissement à Tiron, Bernard et ses moines furent invités par David Ier à s'installer en Écosse et, en 1113, prirent possession de leur premier monastère à Selkirk (Selecherche) (5) , dans la forêt d'Ettrick, non loin de la frontière anglaise.
« Alors qu'il était encore Comte de Cumbria et du Lothian, [David] fit venir des moines bénédictins de France à Selkirk ainsi que des chanoines augustins à Jedburgh, tout en rétablissant l'ancien évêché de Glasgow qui avait été fondé par saint Kentigern. » (6)
En 1115, les moines tironiens avaient déjà gagné le respect de l'ensemble de la noblesse française, écossaise et anglaise et possédaient douze abbayes et 28 prieurés dans 22 paroisses. À la fin du XIIe siècle, ils possédaient 117 établissements en France et dans les Îles Britanniques.
Après Selkirk, les moines de Tiron érigèrent quelques-unes des plus puissantes abbayes d'Écosse, certaines royales, incluant Notre-Dame de Roxburgh à Kelso (1128-1143) ; Kilwinning (1140-1162), berceau légendaire de la Franc-maçonnerie ; Arbroath (1178 à 1197) ; et Lindores (1190). Les dépendances tironiennes comprenaient le Prieuré de Fyvie, sous Arbroath, le Prieuré de Fogo, dans le Berwickshire, et celui de Lesmahagow (pour saint Machutus, ou saint Malo), dans le Sud du Lanarkshire. Ces deux derniers monastères relevaient de l'Abbaye de Kelso.
Réputés pour leurs compétences en architecture et leur caractère celtique, les moines de Tiron sont rapidement devenus l'un des ordres monastiques préférés du roi David, probablement parce qu'ils constituaient à eux seuls une solution acceptable permettant la transition, voire la juxtaposition, des rites celtique et romain, ou du moins une romanisation en douceur de l'ancienne Église culdéenne d'Écosse. En outre, les Irlandais, Écossais, Bretons et Gallois (ou Gaéliques), étant des cousins de langue et de culture, avaient en commun de nombreux éléments touchant leur organisation sociale et religieuse d'un point de vue juridique, historique et politique, ainsi qu'une même préoccupation pour les arts et les métiers.
C'est la Reine Margaret, mère de David Ier, éventuellement béatifiée, qui fut à l'origine de la romanisation de l'Écosse visant à supprimer toute trace de « l'hérésie culdéenne » en Écosse. L'intention était de transformer le système de l'Église celtique conformément au modèle diocésain romain et de soumettre les Culdéens (de Céli Dé, « compagnons » or « serviteurs de Dieu ») aux canons de l'Église catholique de Rome. Mais tout ne se passa pas exactement comme prévu.
Les Scots ont toujours cru que les Culdéens avaient préservé le Christianisme des origines contre toute corruption romaine. Ne désirant pas employer la force envers les aînés de l'Église celtique d'Écosse ni détruire ce que l'on considérait l'héritage distinctif des Écossais, David préféra la voie diplomatique. Il fit appel à plusieurs ordres religieux réformés qui pouvaient faciliter la mise en place d'une nouvelle Église écossaise. L'un des premiers groupes que David considéra fut l'Ordre de Tiron. En tant que Bretons, et donc cousins des Gaëls et des Scots, les moines de Tiron pouvaient facilement s'intégrer aux communautés et apprécier l'histoire et les coutumes de l'ancien système culdéen. Parallèlement, ceux parmi les Culdéens qui allaient choisir d'intégrer la communauté tironienne perdraient leurs droits et leur souveraineté, mais ils allaient ainsi pouvoir conserver leur héritage culturel et spirituel. C'est cette fusion de deux traditions chrétiennes qui distinguait les Tironiens de tous les autres ordres réformés, du moins en Écosse.
Alors que l'ancienne Église de Bretagne perdait son autonomie au profit du puissant clergé romain, les abbayes tironiennes d'Écosse, indépendantes et suffisamment éloignées du Saint Siège, acquéraient rapidement pouvoirs, prestige et fortune, tout en devenant des sanctuaires pour les « hérétiques » de l'Église culdéenne.
Comme le mentionne John Yarker, dans The Arcane Schools (1909), « Il est important de noter que le système culdéen exista en Écosse durant plusieurs siècles après la Conquête des Normands, et qu'il ne semble pas avoir disparu non plus en Irlande. » Citant Sir James Dalrymple, Yarker poursuit : « Les Culdéens sont demeurés unis jusqu'au début du XIVe siècle en Écosse. » (7) Or, de toute évidence, bon nombre de leurs usages et coutumes ont été sauvegardés jusqu'à la Réforme (1560) au sein de plusieurs grandes abbayes, et celle de Kilwinning fut probablement l'un de ces conservatoires.
« Kilwinning : Situé dans le Ayrshire, en Écosse, dans la ville du même nom, où une église, dit-on, fut érigée au début du VIIIe siècle par saint Winning. . . que certains historiens identifient comme étant Finnan de Moville, un saint irlandais qui a vécu à une date antérieure. Selon d'autres spécialistes, il s'agi-rait de Vynnyn, originaire du Pays de Galles, alors que le bréviaire d'Aberdeen (publié en 1507) dit qu'il naquit en Écosse. Chose sûre, il y avait une église chrétienne à Kilwinning de même qu'un monastère culdéen plusieurs siècles avant qu'Hugh de Morville, constable d'Écosse et grand magnat territorial du district, n'y fonde une maison bénédictine entre 1140 et 1162. » (8)
Lorsque les Tironiens sont arrivés à Kilwinning, possiblement dès 1128, une petite communauté de culdéens occupait toujours les lieux. Mais selon tous les documents qui nous sont parvenus aujourd'hui, ces Culdéens sont disparus peu après l'arrivée des moines de Tiron. Ce n'est pas l'effet du hasard : il était de la mission des Tironiens d'accepter les Culdéens dans leurs cloîtres et de permettre leur sécularisation graduelle et non de les chasser ou les éliminer. Par contre, ce sont les Tironiens de l'Abbaye d'Arbroath (de Aberbrothock), fondée en 1178, qui bénéficièrent de la plus grande part des droits et des traditions des Culdéens :
« Les Abernethy sont les descendants des abbés héréditaires du monastère culdéen établi à Abernethy. . . Les Abernethy jouissaient du droit d'inaugurer le roi des Scots à titre de représentants ecclésiastiques de la branche de Fife des disciples de saint Colomba. Entre 1189 et 1196, l'église d'Abernethy fut octroyée à l'Abbaye d'Arbroath. . . par Guillaume Ier (de la lignée de David Ier et des disciples de saint Colomba) en tant que centre d'un nouvel ordre [religieux], parallèlement à la sécularisation des anciens monastères celtiques, une tâche achevée vers l'année 1300 sous le roi Robert de Bruce. C'est à cette époque que Lawrence, fils d'Orm de Abirnythy [sic], céda à l'église et aux moines d'Arbroath son plein droit à titre de 'advowson' [advocatus, avoué, défenseur moral et légal] de l'Église d'Abernethy. » (9)
Terminée en 1233, l'Abbaye d'Arbroath devint l'un des plus puissants monastères d'Écosse. Elle reçut des dons de grande valeur, non seulement de Guillaume Ier mais aussi de nombreux princes et barons. Les moines tironiens d'Arbroath bénéficièrent aussi de privilèges spéciaux :
« Ils furent exemptés [de l'obligation] d'assister aux synodes annuels; ils eurent la garde du Brecbennach, bannière consacrée de Colomba d'Iona; ils obtinrent, par une bulle du Pape Bénédicte signée à Avignon, le droit de porter la mitre; et, dans certains cas, ils devinrent les ecclésiastiques les plus importants du royaume. » (10)
Le fait qu'on confia aux moines tironiens d'Arbroath le Brecbennach (ou Brachbennach et, en gaélique, Breac-bannoch, signifiant « pointu et tacheté ») est très significatif. Ce précieux objet était le symbole le plus puissant et visible de l'Église post-colombaniste. Originaire d'Iona, cette petite boîte en forme d'arche, daté du VIIIe siècle aurait contenu une relique de Colomba, le « saint guerrier », mais il est plus probable qu'il s'agissait d'un chrismatorium, un vase sacré miniature contenant les huiles sacrées ou les hosties. De la grosseur d'une petite prune, ce petit coffre portatif était suspendu au cou d'une personne chargée de le garder, habituellement un moine. Celui-ci fut même paradé devant les Scots avant de prendre part à des batailles contre les Anglais, dont celle de Bannockburn en 1314. En 1211, Guillaume Ier confia donc la garde de ce précieux symbole aux moines d'Arbroath, leur octroyant du même coup les terres de Forglen en remerciement pour « les services rendus à l'armée royale. » (11)
Étant socialement, politiquement et culturellement compatibles, les moines d'origine bretonne ne pouvaient que bien s'entendre avec les Culdéens d'Écosse sans chercher à les faire disparaître. En fait, les moines de Tiron avaient plutôt pour tâche de contribuer à la définition d'une nouvelle église écossaise qui, tout en étant fondée sur un système épiscopal romanisé, ne compromettrait pas la culture et la spiritualité celtiques du pays. Cela explique pourquoi les disciples de l'ancienne église culdéenne ont toujours respecté les Tironiens, allant jusqu'à leur concéder des privilèges inestimables :
« Le monastère de Brechin existait sous David Ier, le promoteur des bourgs royaux (1123-53,) et suite à l'érection du siège épiscopal, l'ancienne communauté culdéenne devint la loge électorale du nouvel évêché; l'abbé de Brechin, devenu séculier, légua à ses enfants les terres que ses prédécesseurs avaient détenues au nom de l'Église et l'un d'eux, à l'époque de Guillaume Ier (1165-1214), donna certaines de ces terres aux moines d'Arbroath. » (12)
Les moines artisans de Tiron doivent sans doute leur succès auprès des aînés de l'Église culdéenne d'Écosse à leur propre héritage celtique. En outre, plusieurs indices suggèrent qu'ils n'étaient pas les Bénédictins réformistes de stricte observance que l'Église catholique romaine a voulu nous faire croire. Quelques historiens, dont John Yarker, ont soupçonné les moines de Tiron d'avoir abandonné la liturgie romaine en faveur du Rite celtique, peut-être en secret pour éviter la critique et la persécution. Cependant, aucun historien n'a jamais trouvé un seul élément de preuve confirmant leur hypothèse. Or, en février 2005, nous en avons trouvé un indice éloquent dont l'authenticité ne fait aucun doute : un portrait de Bernard de Tiron, peint vers 1135 par l'un de ses disciples, montrant Bernardus Abbas portant la tonsure celtique, se tenant debout sous une arche entre deux colonnes - une représentation pratiquement identique à une illustration d'un moine irlandais du VIIIe siècle. Ce portrait de Bernard se trouve dans la chapelle du prieuré tironien de Notre-Dame d'Yron, fondé en 1115 par Agnès de Montigny, dans le village de Cloyes-sur-le-Loir, à quelque 40 km de Chartres. (13)
La tonsure particulière de Bernard de Tiron peut paraître sans importance, mais c'est là un détail hautement significatif sur le plan historique puisqu'il prouve que Bernard adhérait au rite celtique. En adoptant ce style de coiffure, Bernard affichait son opposition au Rite catholique romain et ce, probablement sous la protection du Duché de Bretagne et du diocèse de Dol, issu de l'ancienne Église bretonne.
Il est difficile de dire quand Bernard a adopté la tonsure celtique, mais il semble qu'il ne fut pas le seul: dans une lettre, Marbode, évêque de Rennes, écrit que le breton Robert d'Arbrissel portait « un cilice sur la peau, vêtu d'une robe usée et trouée, nu à mi-jambe, la barbe inculte, cheveux rasés sur le front, marchant pieds nus parmi la foule et cherchant à se donner en spectacle dans un appareil rappelant celui des vagabonds ». (14) Cependant on ne trouve nulle part dans l'iconographie catholique romaine une représentation d'Arbrissel portant la tonsure des hérétiques. Il est probable que le clergé romain ait effacé de la mémoire collective ce détail si significatif car il démontre que les ermites de la forêt de Craon n'obéissaient pas à l'Église de Rome.
Notes:
(2). Histoire littéraire de France, où l'on traite de l'origine et du progrès, de la décadence et du rétablissement des sciences parmi les Gaulois et parmi les François, Congrégation de Saint-Maur; Tome X, « Qui comprend la suite du douzième siècle de l'Église jusqu'à l'an 1124, par des religieux bénédictins de la Congrégation de S. Maur »; nouvelle édition (1995), conforme à la précédente (1868) et revue par M. Paulin Paris; sous Robert de Tyron, p. 212-214; sur Gallica, Bibliothèque nationale de France http://gallica.bnf.fr
(3). History of the Scottish Nation, Vol. III: From the Union of Scots and Picts, A.D. 843, to Death of Alexander III, A.D. 1286; by Rev. J.A. Wylie, LL.D. , London: Hamilton, Adams & Co., Edinburgh 1886
(4). Yves, évêque de Chartres, signa la charte de fondation de l'abbaye de Tiron le 3 février 1114. Vers 1122, Rotrou donna à Vitalis de Mortain les terres de La Trappe et contrairement à ce que prétendit Albert Mackey, le monastère de La trappe ne fut pas fondé en 1140 par « ce dévot des sociétés secrètes, le comte de la Perche », mais érigé en abbaye cette année-là.
(5). Dans le Cartulaire de l'Abbaye de la Sainte-Trinité de Tiron 1114-1140 (Société archéologique d'Eure-et-Loir, Tome I, Chartres, 1883, page 119), Lucien Merlet se réfère à un census de 1516 qui mentionne l'existence d'une « abbaye de Selecherche' » dans le Cumberland, Angleterre, et dont on aurait perdu toute trace. Il s'agit en fait de l'abbaye de Selkirk, en Écosse.
(6). Article sous “Scotland”, By D.O. Hunter-Blair, The Catholic Encyclopedia, Volume XIII, 1912 by Robert Appleton Company, Nihil Obstat, February 1, 1912. Remy Lafort, D.D., Censor, Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York, Online Edition 2003 de K. Knight
(7). The Arcane Schools: A review of their origin and antiquity; with a general history of Freemasonry, and its relation to the theosophic, scientific and philosophic mysteries, by J. Yarker; Chapter VIII: Masonry in Saxon England. Belfast: 1909
(8). Article sur l'Abbaye de Kilwinning par D.O. Hunter-Blair, dans The Catholic Encyclopedia, Volume VIII, Robert Appleton Company 1910. Online Edition 2003 de K. Knight
(9). Clans and Families of Ireland and Scotland, An Ethnography of the Gael A.D. 500 – 1750, par C. Thomas Cairney, Ph.D, Part IX: The Gaels, Willow Bend Books, 1989
(10). Arbroath, a historical perspective drawn from the Ordnance Gazetteer of Scotland: A Survey of Scottish Topography, Statistical, Biographical and Historical, éd. Francis H. Groome, publié originalement en partie par Thomas C. Jack, Grange Publishing Works, à Édinbourg, entre 1882 et 1885; sur le site de The Gazetteer for Scotland, http://www.geo.ed.ac.uk/scotgaz/gaztitle.html
(11). Clans and Families of Ireland and Scotland, An Ethnography of the Gael A.D. 500 – 1750, Part IX: The Gaels, by C. Thomas Cairney, Willow Bend Books, 1989
(12). C. Thomas Cairney (1989), citant Eccl. Surname (1871). Note : Abernethy, Aberbrothock (Arbroath), Montrose, Arbirlot, Brechin, St. Andrews, Dornoch, Dunkeld, Applecross, Dunfermline, Mortlach, Blairgowrie, Ratho, Dull, Tirriff, Kinghorn et Lesmahagow constituaient les principales branches de la grande famille culdéenne en Écosse. Les moines de Tiron héritèrent des droits, trésors et privilèges de quatre des plus importants centres culdéens : Brechin, Abernethy, Arbroath et Lesmahagow. Ils ont aussi accueilli dans leurs cloîtres bon nombre de Culdéens de tradition colombaniste.
(13). Photos et informations sur la chapelle : http://www.cloyes-sur-le-loir.com
(14). Fontevraud et ses prieurés, Amans Aussibal, collection Zodiaque des moines de la Pierre qui Vire, n°154, octobre 1987, cité dans « Les ordres religieux en Limousin du XIe au XVIIIe siècle - Fontevraud » de Michel Fougerat, publié sur http://pagesperso-orange.fr/grandmont/index.html
© 2005 The Steps of Zion/Life Exploration Institute, AZ (USA) - Version française de The Great Architects of Tiron par F. Bernier, 10 avril 2005, rév. novembre 2007
