« Retour au blog de aprt

Le Pouvoir et l'Orgueil (de Robert Delafolie) résumé par Cendrine B.

Le Pouvoir et l'Orgueil (de Robert Delafolie) résumé par Cendrine B.




Renaissance Traditionnelle N°50
Tome XIII Avril 1982. p 157







Robert Delafolie


Dans notre civilisation Occidentale
et, peut être plus précisément dans la tradition chrétienne, on s'efforce d'avertir le fidèle de se défier de la vanité.

En effet, l'orgueil s'allie souvent au pouvoir amenant à fausser et à dégrader la nature de toute chose et de tous liens sociaux. À partir de ce principe, la plupart des personnes s'estiment en partie rassurées reconnaissant l'orgueil comme un infâme péché, mais ne faisant pas partie de leur environnement, ni de leur quotidien.

Pourtant, il serait bien de démêler cet imbroglio, cela permettrait ainsi de déterminer à vrai dire où commence et où s'arrête effectivement l'orgueil qui demeure le générateur de tous les vices et maux de la création.

Toutefois, Robert Delafolie nous engage à considérer l'orgueil dans sa globalité et, non pas que sous le seul aspect moralisateur. En effet, ceci permet de ne pas s'enfermer dans une représentation restreinte que l'histoire a pu relater à travers des régimes dictatoriaux. C'est pourquoi, notre auteur donne une définition plus large de ce terme englobant tous les hommes qui exploitent leurs pouvoirs quels que soit leurs champs d'action socio-professionnel, ou personnel.

De plus, pour lui, la dimension qu'il accorde à ce qualificatif se rattache au péché originel et à la prévarication, nous expulsant ainsi de l'immensité Divine. Du reste, l'humanité tout entière depuis la nuit des temps est responsable de cette chute mais aussi, de l'état du monde où nous nous trouvons et cela jusqu'au jugement dernier et jusqu'à notre réintégration à la coure Divine.

D'autre part, nos comportements ou, nos réactions conscientes ou, inconscientes quelques soient leurs caractéristiques et, leurs importances sont des manifestations de l'orgueil originel. Par ailleurs, il ne faut pas préjuger que l'orgueil compromet systématiquement le pouvoir. Par contre, dans un monde matériel, cette puissance relève uniquement de l'initiative individuelle pour aider son prochain. Cela est en quelque sorte une émanation de notre propre pensée dans le but exclusif de servir Dieu sans discontinuer à travers notre conscience, nos prières et nos actes et ceci tout au long de notre vie.

Ainsi, on se rend compte de la double signification que peut prendre la sémantique du langage. C'est pourquoi, celui ci peut se déterminer sur 2 plans. Le premier est celui de notre monde, de sa déontologie, de sa matérialité, le second celui de la spiritualité et du domaine Céleste. On peut aussi les identifier par l'hypertrophie de notre individualité équivalente à « l'orgueil », le deuxième par la nature même de cette individualité correspondant à « l'orgueil en action ».

En conclusion, on peut terminer cette étude par l'une des paroles du Christ « Soyez parfait... »

Il va de soi que la voie sera longue. En effet, cela nous laisse aucune utopie sur le chemin de notre spiritualité ou, sur celui de notre achèvement théologique, pas plus qu'une espérance sur le bien fondé d'une légitimité spirituelle quelque soit le pouvoir de l'homme.




[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le samedi 03 mai 2008 11:02

« Article précédent : Notes et Commentaires sur "Le Traité des Deux...

Article suivant : Le mot « cowan » revisité - Partie 1: Burgus... »