La chute de l'Ange (de Pierre Prevost) résumé par Cendrine B.

La chute de l'Ange (de Pierre Prevost) résumé par Cendrine B.
Renaissance Traditionnelle N°28
Tome VII Octobre 1976. p 290


Pour traiter le sujet, l'auteur de cet article fait appel à l'ange Lucifer qui chute de la cour Divine.

A travers cette légende, notre auteur souhaite faire la démonstration du déséquilibre lié à une descente ou, encore à la séparation d'un lieu, donnant naissance en regard de celle-ci à la possibilité de quelque chose de nouveau afin de permettre un changement d'état, nous amenant à pouvoir être réhabilité dans une harmonie universelle.

Par ailleurs, dans de nombreuses croyances le royaume de Dieu est un monde enchevêtré composé d'une hiérarchie d'anges, d'esprits, de démons et d'hommes. D'autre part, la manifestation Divine et les degrés de l'existence s'affichent sous la forme d'un système hiérarchique compliqué.

Pour Denys L'Aéropagyte, le monde angélique est une organisation complexe. Celle ci se constitue en fonction des attributs divins et du pouvoir qui a été accordé, de telle sorte que le témoignage qui en découle va s'établir sur des plans différents.

En conséquence, il nous faut alors considérer l'ange comme un être et non comme quelque chose d'existant s'inscrivant dans un système de hiérarchisation des degrés de l'existence. De cette manière, l'ange s'intègre dans une chaine universelle d'où sont issus et émanés tous les hommes.

C'est pourquoi, il devient le médiateur du lien invisible entre Dieu et les hommes. De plus, à travers cette démonstration, il est intéressant de voir une analogie avec la Franc-maçonnerie, et notamment par le symbolisme de l'équerre et du compas, le maître se situant alors, entre ces 2 outils lui permettant d'être également un médiateur.

A partir de ces deux symboles se dégage la notion de verticalité accompagnée de toute une hiérarchie infinie des différentes formes de l'être. De plus, il apparaît aussi le concept de l'horizontalité qui permet à chaque degré d'exister et de se développer.

A travers, ces 2 principes se dégagent d'une force supérieure, toutes les manifestations visibles et invisibles.

La finalité de cet acte est d'être à l'image de celui qui nous a crée et dont nous sommes émanés, afin de permettre au moment voulu par lui notre réintégration à son royaume.

D'autre part, il est important de savoir que les anges sont présents dans de nombreuses civilisations. En revanche, il n'est pas nécessaire d'entretenir les débats sur ce que cela peut impliquer.

De cette façon, il est plus judicieux de se concentrer sur le sens de la manifestation et de permettre à chaque catégorie d'êtres, de trouver le chemin de l'union les reliant au créateur. Ainsi, chacune de ces créations seront à même de retrouver leur état originel permettant cette réhabilitation.

Qui plus est, dans la hiérarchie des degrés de l'existence, l'ange demeure éternel et il est l'intelligence pure. Toutefois, c'est au cours d'une mission que cette entité va passer d'un état immatériel à une forme faite de matière. C'est pourquoi, dans la Bible l'ange représente le messager de l'esprit Divin. Il devient lui aussi, le fil conducteur permettant la communication entre les hommes et le créateur. En revanche, la chute de l'ange Lucifer, dénommé aussi ange de la lumière est décrite de façon succincte et peu claire. Et c'est d'ailleurs dans d'autres textes sacrés Judéo-chrétien, ou dans le Coran que l'on peut trouver les raisons et l'explication de cette descente.

Ainsi, Lucifer est donc l'ange de la lumière. C'est un pur esprit qui se situe au pôle de la première place dans la cour divine.

Par orgueil, il tient à garder ce privilège et va s'opposer à l'idée de la manifestation du monde terrestre et au principe de création. De ce fait, il va se confronter à l'Eternel en aspirant à un véritable pouvoir indépendant, par ce positionnement il va entrainer sa prévarication et perdre sa place au royaume de Dieu.

Paradoxalement, cet achèvement lui permet de devenir une toute puissance en devenant le prince de ce monde. Ce statut va lui permettre d'être le principal vecteur de la chute d'Adam car il va lui enseigner la connaissance du bien et du mal, et à travers cet apprentissage lui donner accès à l'orgueil. Toutefois, Lucifer n'est pas totalement mauvais et il reste en lui une partielle de lumière car il transmet à son élève le seul principe dont découle les autres êtres.

Ainsi, à travers cette descente, on ressent que cette prévarication est orchestrée sur un même plan au niveau le plus haut par une force supérieure et non par une banale dualité.

C'est nécessairement le message de la volonté de pensée et, de manière plus précise l'unique volonté de la manifestation de la pensée du créateur. Et ainsi, on peut supposer que sans cette orchestration rien ne serait être et rien n'existerait. D'autant plus qu'il s'agit là du principe de la manifestation dont témoignent les Saintes Ecritures.

Enfin, René Guenon, à partir de la Kabbale juive apporte un éclaircissement intéressant sur l'existence d'un double symbolisme et du sens contraire qu'il peut revêtir, entrainant une confusion entre le bien et le mal pouvant expliquer le satanisme. D'ailleurs, en prenant comme exemple le nombre 666, il nous rappelle que ce chiffre est celui de la bête mais, aussi celui de la lumière. D'autre part, en analysant la peinture Romane et celle du VIIIéme siècle, à travers de nombreuses ½uvres, on retrouve l'amalgame entre l'esprit de lumière et l'esprit ténébreux.

Ainsi, la question du mal se pose. Ce qui amène à dire que certaines doctrines théorisent sur l'idée qu'au principe du bien correspond celui du mal. En revanche, l'ensemble des grandes traditions orthodoxes combattent le principe de cette dualité.

En effet, Dieu ne peut pas créer quelque chose de mauvais car il conçoit pour témoigner de son amour.

De plus, si il y a faute, celle ci est née de la propre pensée de toutes conceptions et de leurs propres volontés entrainant leurs prévarications de la sagesse céleste. Ceci signifie en quelque sorte le mauvais usage qu'ils ont fait de leur liberté en refusant de reconnaître le principe de la création et en s'opposant en toute conscience au créateur afin de séparer de l'objet d'amour.

Ainsi, pour reprendre la chute de Lucifer, celui-ci s'oppose librement et en toute conscience à l'apparition de son semblable qu'il aurait dû aimer comme Dieu lui avait transmis. De ce fait, il tombe n'obtenant pas son indépendance et, restant soumis à la volonté de l'eternel lui demandant de dominer notre monde. Toutefois, il n'est pas la seule cause de toutes les forces du mal.

De ce fait, cette chute de l'ange, est la manifestation de l'homme qui prend forme et par conséquent la création d'Adam. A travers ce nouveau degré d'existence, celui-ci implique alors la possibilité de nouvelles chutes mais, aussi l'émergence de pouvoir regagner en élévation.

Pour Fabre d'Olivet et Stanislas de Guaïta, si il n'existait pas ce principe d'émanation, tout le cosmos et/ou l'univers serait fixé et immuable ne permettant pas à ce cycle d'avoir lieu, induisant la non possibilité de pouvoir être réhabilité et de pouvoir fonctionner.

Fabre d'Olivet précise dans son ouvrage « La langue Hébraïque reconstituée » que ce principe permet aux créations et, notamment à Adam d'être distinct de Dieu, une entité bien dissociée de son créateur. Ainsi, cet état l'autorise à être un homme libre et indépendant et par conséquent d'avoir un libre arbitre mais, aussi de connaître les frontières de son pouvoir afin de ne pas aliéner sa liberté.

Cette capacité créatrice est appelée Aisha, c'est elle qui concède à Adam d'avoir ce pouvoir de penser, cette volonté d'action.

Néanmoins, c'est ce savoir intellectuel qui va le pousser à la faute par orgueil afin de s'efforcer de s'emparer du principe de son existence pour être l'égal de Dieu. Tout comme Lucifer, il a échoué et chute, il devient alors une forme matérielle dans un monde temporel, Aïcha étant en vérité Eve la mère de tous les vivants, qui tout comme chacun sait réussi à pousser Adam au pêché originel.

D'autre part, Stanislas de Guaïta amène une analyse sur «La cosmologie de Moïse » de Fabre d'Olivet, pour notre critique à chaque changement d'un état de la manifestation. C'est un esprit qui chute car il a commis le péché originel.

Toutefois, il est important de différencier la faute morale du péché originel. Pour ce dernier, c'est le passage d'un état à un autre qui éloigne du principe et de ce fait de passer d'un esprit atemporel et infini à une forme matérielle et temporelle. Ainsi, la conséquence de cette chute permet de comprendre le lien direct qui existe entre l'homme et Dieu.

A travers, cet exposé, il est aisé de comprendre que les degrés de l'existence sont infinis

Toutefois, ce mouvement se fait sous la forme d'une spirale dont le symbole est souvent représenté par un serpent levé la tête haute autours de l'arbre de vie.

Chaque spirale est chaque manifestation sont les degrés d'existence d'un être, mais aussi le témoignage de l'être suprême puisque chacune de ces existences émanent de lui. Ainsi, Chacune d'entre elles gravitent autours d'un axe qui émane de l'être suprême dont la base centrale est représentée par le rayon céleste d'un arbre rappelant que même dans l'obscurité il reste une étincelle de lumière.

Le cheminement du déroulement d'une vie n'est pas vertical, mais cyclique comme l'explique l'ensemble des traditions s'opposant de cette manière aux hypothèses d'une éventuelle évolution linéaire. On peut y voir ici une analogie Maçonnique dont le cheminement l'est lui même.

Toutefois, la chute n'est pas indéfinie sauf pour celui qui a vendu délibérément son âme aux forces des ténèbres. Si cela était le cas, cela signifie que celle-ci restera jusqu'à la fin des temps à tout jamais dans l'obscurité et retournera à la poussière.

Ainsi, comme l'écrit Origène « A partir d'un unique commencement, il y a de multiples possibilités d'existence qui à nouveau par l'amour de Dieu sont ramenées à une fin unique qui est toujours semblable au commencement »

Dés lors, chaque existence possède à l'origine un point d'équilibre qui permet de pouvoir s'élever spirituellement, ou de descendre dans le domaine matériel. Ces mouvements sont de même nature mais progressent en sens inverse. Pour l'homme ce point de départ est son aspect physique, sa forme matérielle.

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 30 janvier 2008 12:49

Modifié le samedi 22 mars 2008 02:15

Le Charnel et le Spirituel (de Mgr Germain de St Denis) résumé par Nicole C.

 Le Charnel et le Spirituel  (de Mgr Germain de St Denis)  résumé  par  Nicole C.
Renaissance Traditionnelle
N°23-24
Tome VI
Juillet-Octobre 1975
p257

Question pratique :

Cet exposé s'appuiera à apprendre à passer du Charnel au Spirituel, du monde psychique à la vie selon l'esprit.
Pourquoi nous arrive-t-il fréquemment tandis que nous sommes par le baptême les enfants de la liberté, saisi par la grâce, bousculé par la révélation, tandis que nous célébrons régulièrement les Sts Mystères liturgiques, pourquoi nous arrivent-ils que nous nous mordons les uns les autres portant le risque de nous détruire ?
Dans la plus part des cas, cela tient à ce que nous n'avons pas établi, ou pas encore perçu concrètement, la nécessaire distinction entre l'âme et l'esprit, entre le charnel et le spirituel, entre le psychisme et le pneumatique.
L'apôtre Paul dit que le physique est une chose et que le spirituel ou pneumatique est autre chose, que le premier Adam était psychique (âme vivante) et que le deuxième Adam est spirituel (esprit vivifiant). Il établit la distinction soit entre le corps l'âme et l'esprit les nommant tous les trois soit en englobant dans le vocable « chair » ou (charnel) le corps et l'âme.

Est-ce que le charnel est mauvais en soi ? la violence :

S'agissant de l'esprit et de l'âme, ou du spirituel et du charnel, il peut paraître, à la Lumière de l'enseignement de l'apôtre Paul, que cette psyché et cette chair soient tenues en suspicion, comme le sceau irrémédiable du péché ou comme s'ils étaient en eux-mêmes suspects de souillures ou d'être en secondes zones par apport à l'esprit.
Disons nettement qu'il n'en n'est rien :
L'âme et le corps ont leur place et bien plus, le verbe est devenu chair, le christ s'est incarné pour élever le corps, la matière, au-dessus de tous les cieux, réalisant ainsi l'égalité entre le matériel et le spirituel. Ainsi St Paul paraîtra-t'il quelquefois dualiste ou manichéen, alors que son but est non pas de condamner le charnel mais, en le distinguant du spirituel, de le rétablir à son rang, de le retourner.
Dans la vie concrète, quotidienne, ce retournement ne peut être obtenu sans violence. Pour cela même, le Christ dit que le royaume des Cieux est gagné par la violence de l'effort.
L'approche réside dans la découverte de la conscience de notre esprit humain et dans la possibilité que nous lui donnons ou lui refusons de devenir le dirigeant dans notre être et notre vie.
Celui qui mènera à bien l'effort de conquête pour retrouver son propre esprit, avec sa lumière et sa puissance, celui-là reviendra ensuite vers son âme et vers son corps pour les enlever, comme une fiancée, amoureusement.

Comment accéder à la paix de l'esprit :

Comment retrouver cet esprit en nous et lui faire réellement épouser la chair ? il ne suffit pas d'être appelé, de recevoir le choc de révélation, de se prêter aux sacrements, d'être illuminé par la grâce Divine : tout cela est nécessaire, certes, mais peut demeurer inefficace en profondeur si l'on ne cherche pas, simultanément, à vivre par l'esprit et à le suivre.
N'ayons pas de vaines gloire entre nous, pas de provocation entre nous pas de jalousie.
Pour retrouver notre esprit et pour lui rendre sa puissance illuminatrice, son rôle de guide, attachons-nous à contempler tout d'abord les fruits de cet esprit tels que St Paul les présente dans un ordre strict et harmonieux, tandis qu'il énumère sans ordre, pêle-mêle, chaotiquement, les ½uvres de la chair. « Les trois premiers fruits de l'esprit sont : la charité, la joie et la paix », laissons les six autres et réservons ces trois fruits essentiels. Celui qui possède la paix, la joie et la charité perpétuelles et qui est dirigé par elles a retrouvé son esprit.
Procéder patiemment mais avec effort violent dans la lutte pour trouver l'esprit qui est la seule source de paix, de la joie et de la charité. Commencer par la recherche de la paix sans prétendre prématurément à la joie et à la charité.

La lutte :

La lutte se base sur la certitude qu'au-delà de l'inquiétude, du trouble, derrière les soucis de ce monde, en nous résident la paix, la joie et la charité.
A quel moment privilégié peut-on essayer de faire cette entrée dans notre esprit ? Est-ce dans un temps de tranquillité ou de bien-être psychique ? Est-ce dans un temps où l'âme est exaltée par l'amitié, par le bienfait de la prière personnelle ou collective, par des sentiments de bienveillance... ?
Celui qui trouve ce lieu, même très lointain, même infime, de cette paix, voit infailliblement qu'il ne se trouve pas situé dans la tête mais dans le c½ur, physiquement. Ayant distingué ce faible repère, vue de loin la chambre intérieure de notre être est celui où l'homme voit l'agitation de son âme, constate son trouble, son angoisse même. C'est à ce moment que l'opposition entre la psyché, agitée pour la paix, contre la paix ou sans elle, et le spirituel toujours pacifique peut apparaître avec plus de certitude. Cette lutte pour la paix est extrêmement violente mais elle permet de trouver ce lieu intérieur, ce point de la paix, malgré notre trouble et au-delà des soucis qui nous possèdent et dont nous sommes victimes.
La paix et le bonheur de l'âme existent mais ils peuvent avoir deux origines : soit être le reflet, l'imitation, la conséquence de la paix et de la joie de l'esprit en ce cas cette tranquillité et cette chaleur sont bonnes soit procéder des sentiments même de l'âme mais en ce cas, elles sont instables et l'on passera très facilement d'elles au trouble, au souci, à la mélancolie.
Ceci arrive à beaucoup de personnes qui ne comprennent pas comment elles ont pu tomber dans l'épreuve et l'angoisse alors que tout de suite auparavant elles semblaient être dans la paix et la tranquillité.
La paix et la joie spirituelles sont permanentes ; elles peuvent s'estomper mais elles ne changent pas, si la force de notre ½uvre s'y exerce, elles grandissent.

La succession des états d'âme et la succession des fruits de l'esprit :

A la joie s'opposent la tristesse, la neurasthénie et la mélancolie. La bataille contre ces éléments fait retrouver la joie sans mélange ce qui caractérise l'esprit.
Les états d'âme déséquilibrés et négatifs s'opposent à la paix et la joie spirituelles que l'âme se mettra alors à refléter (car l'esprit est plus puissant que la psyché), comment parvenir à la charité spirituelle, au couronnement de l'esprit.
L'âme inquiète, troublée, est opposée à la paix de l'esprit, sont successifs.
Lorsqu'elle se trouve dans cet état, le moment est favorable à la recherche de l'esprit et de la paix. Mais celui qui a trouvé la paix veut inéluctablement recevoir la joie : alors l'âme va secréter la tristesse et le sentiment de l'absurde, en plus du trouble et de l'angoisse.
Si l'on ne vient, hors de tout conditionnement et de toute nécessité. Dés que cette étape est conquise et à condition que l'on ne s'installe pas surgit la charité spirituelle qui est le fruit essentiel de l'esprit : alors comme ultime épreuve, l'âme peut, et cela lui arrive souvent, entrer dans la colère, l'indignation, l'irritation.
L'âme devient lucide, critique, acerbe et décrit avec beaucoup d'acuité son état ou celui du monde ou de l'église ; elle est empreinte d'un grand dynamisme et d'une grande flamme dont elle peut se satisfaire et se nourrir. Dés que paraîtra cette irritation, cette critique, cette malveillance il faut entrer en soi immédiatement, encore plus profondément, et rechercher coûte que coûte, cette charité spirituelle sans cause et rayonnante.
La charité spirituelle n'est ni pour, ni contre quelqu'un ou quelque chose, elle aime et cet amour est totalement gratuit. Tout comme la Lumière divine brille sur les bons comme sur les méchants, ainsi l'esprit rayonne la paix, la joie et la charité, sans cause, que l'on soit bon ou mauvais.

Une technique ascétique :

La technique ascétique à employer dans cette conquête consiste à ne pas utiliser,
vis-à-vis de soi le terme « je », mais à dire, comme le Christ, « mon âme », mon « esprit », tout en plaçant l'âme à la périphérie de l'esprit, comme un élément en nous mais pas comme le centre ou le dirigeant.
Nous devons, coûte que coûte, trouver notre esprit humain : l'esprit pacifique quand l'âme est troublée, joyeux quand l'âme est triste, plein de charité lorsqu'elle est irritée et agacée.
Pourquoi ? Parce que l'esprit de l'homme est le lieu de la rencontre unique entre L'Esprit-Saint et nous, l'autel et le Temple du Très Haut.


[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 01 février 2008 12:17

Le numéro 149 de Renaissance Traditionnelle est paru !

Le numéro 149 de Renaissance Traditionnelle est paru !
Au sommaire de ce n°149: les articles de:

Pierre Mollier: Avant-propos

Gaël Meigniez : L'amande de la colonne vertébrale et la résurrection de la chair dans les rituels maçonniques précoces

Georges Lamoine : Lettres écrites par le Chevalier A.M. de Ramsay

Pierre-François Pinaud : Les musiciens francs-maçons au service du roi et de la cour sous le règne de Louis XVI, 1774-1792

René Guilly : Le Rite Français Traditionnel, quelques documents originaux : exposé fait en chambre du milieu le 15 décembre 1959


Bonne Lecture à tous !
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 07 février 2008 12:51

Notes et Commentaires sur "Le Traité des Deux Natures" de J-B Willermoz (de Roger Dachez) résumé par Daniel L.

 Notes et Commentaires sur "Le Traité des Deux Natures" de J-B Willermoz (de Roger Dachez)  résumé  par  Daniel L.


Renaissance Traditionnelle
N°67 Tome XVII Juillet 1986. p 235
N°71 Tome XVIII Juillet 1987. p 209
N°72 Tome XVIII Octobre 1987. p 300
N°78 Tome XX Avril 1989. p 116


Le Traité des deux natures n'est, à aucun égard, un texte maçonnique. Il se présente, ainsi que l'explicite son titre complet Traité des deux natures divine et humaine réunies indivisiblement pour l'éternité et ne formant qu'un seul et même être dans la personne de Jésus-Christ Dieu et homme rédempteur des hommes, souverain juge des vivants et des morts, accompagné de réflexions sur la conduite de Pilate et d'une méditation sur le grand mystère de la Croix, comme une sortie de cours de théologie, d'un ton vivant, sur les thèmes principaux du christianisme – la chute, la Rédemption , le Mystère de la croix – que J.B.Willermoz aurait destiné à son fils. Aucune allusion relative à la Maçonnerie ne s'y trouve, fût-elle la plus lointaine, non plus d'ailleurs qu'à l'initiative en général.

Sans doute, quand Willermoz écrit le Traité des deux natures, l'homme âgé qu'il est devenu s'est-il éloigné des Loges. Son milieu familier, ses amis et ses frères d'avant la Révolution disparus, pour la plupart, lui-même frappé par les épreuves, il doit songer plus qu'à tout autre moment de son existence, à se préparer à une bonne mord».

Ses préoccupations sont dès lors surtout mystiques et religieuses : le Traité en porte témoignage. Toutefois, nous ne pouvons oublier qu'en 1809, il se trouve encore la ressource de composer à lui seul le Rituel définitif de Maître Ecossais de Saint-André, texte capital pour le R.E.R.

Le Traité des deux natures appelle un travail qui ne doit pas se refermer sur une exégèse personnelle, mais s'ouvrir sur un débat que nous souhaiterions fructueux, débat auquel tous les lecteurs de Renaissance Traditionnelle sont conviés.

Afin de faciliter le cours, nous proposons un découpage du texte en vingt-quatre sections, correspondant pour chacune d'entre elles à une thématique assez facilement repérable et relativement cohérente.

A- ORIGINE DE LA CHUTE ET NECESSITE D'UN REDEMPTEUR

Le texte s'ouvre par quelques lignes d'un ton indiscutablement très martinésiste parlant des Agents spirituels et de leur action particulière. L'homme primitif - qui n'est cependant pas qualifié ici de Mineur – est, pour sa part, le dominateur des esprits pervers. Il reste que cette phraséologie ne doit pas induire en erreur – non plus qu'en suspicion – car elle disparait aussitôt d'un texte qui ne contient que de rares emprunts au vocabulaire des Elues-Coens.
Il faut souligner à ce propos que si l'influence de l'enseignement de Martines de Pasqually, auquel Willermoz demeurera fidèle toute sa vie durant, se fait clairement sentir en d'autres endroits, c'est moins par l'usage d'un vocabulaire caractéristique que par les thèmes abordés, comme nous le verrons. Quant au reste, dans un court paragraphe inaugural, allusif aux circonstances de la Chute, rien n'apparait d'incompatible avec l'exégèse biblique traditionnel en ce domaine. Pour ne mentionner qu'un point, on peut notamment rappeler que l'antériorité d'une création spirituelle sur la Création d'un Monde et l'Homme a toujours été affirmée par la doctrine chrétienne la plus orthodoxe.

Suit un exposé des conséquences de la Chute, dont l'unique but est de faire apparaitre le nécessité d'un Rédempteur. L'homme, cet inique délégué, ayant accompli le crime le plus inexpiable – ici clairement qualifié : avoir horriblement abusé de tous les dons, de tous les pouvoirs qu'il en [en Dieu] avait reçus , ne peut espérer relever de cet état, qu'en Dieu Lui-même.

« Il faut donc une grande victime pour satisfaire à la Justice Divine ; car si la Miséricorde de Dieu est infinie et sans borne, sa justice l'est aussi [...]

Cette dialectique de la Justice et de la Miséricorde – ou de la Rigueur et de la Clémence-, outre qu'elle soulève la question théologique du salut et de la Rédemption en général, évoque encore pour nous, la présence au premier grade Adhuc stat. Cette dernière ne paraît s'éclairer pleinement, en effet, que relativement à la Chute de l'homme, qui elle-même conditionne le Traité des Deux Natures.

L'homme primitif, le premier Adam, en application de la justice divine tombe dans l'état de nature déchue.
A la justice de rigueur s'adjoint nécessairement, en effet, selon la perspective chrétienne, la miséricorde, ou la clémence, qui laisse à entendre que ce qui est tombé pourra être relevé, et n'est sans doute pas totalement anéanti... Adhuc Stat.

Cette double dimension de la justice divine, dont Willermoz fait le pivot de la Rédemption, nous renvoie plus précisément encore aux stipulations du rituel en usage dans la loge de la Triple Union, à Marseille.

C'est en effet dans ce texte qu'apparait pour la première fois, dans l'histoire des rituels rectifiés, la vertu de Justice, intégrée avec les trois autres vertus dites cardinales de la tradition occidentale – tempérance, prudence, force – dans une répartition des quatre grades symboliques.

On peut lire dans la description des préparatifs nécessaires à la réception au premier grade :

Au dessus et en avant du baldaquin du trône les jours de réception, on placera un transparent sur lequel sera en gros caractères sur fond noir et sans aucun ornement ou attribut le mot JUSTICE ; on l'éclairera en même temps que la Loge.
Mais plus loin on ajoute :
A l'occident les surveillants et en face du transparent portant le mot justice, sera placés (sic) les jours de réceptions, un autre transparent sur lequel sera écrit en gros caractères, sur fond bleu le mot CLEMENCE.

Ce dernier transparent sera moins élevé que le premier et on l'éclairera de même en illuminant la Loge. (Ce dispositif est d'autant plus remarquable soulignons-le l'ensemble des vertus en question n'apparaît pas dans les rituels bleus rectifiés dans les versions que l'on peut considérer comme définitive, établies entre 1785 et 1787.On doit cependant remarquer que les vertus sont présentes dans le Rituel Général de Maître Ecossais de Saint André, rédigé par Willermoz en 1809, selon l'Esquisse adoptée au Convent de Wilhelmsbad. La vertu de FORCE y est en effet clairement exposée, comme sont rappelées les vertus des trois grades antérieurs.

Le VM frappe un coup, et aussitôt le 2èmeS :. Fait tourner le candidat du côté de l'occident et lui montre le mot CLEMENCE ;
le VM après un moment de silence dit :
Mon F :. Si vous avez le c½ur droit et sincère ne craignez point : la clémence tempère les rigueurs de la justice en faveur de ceux qui se soumettent généreusement à ses lois.
Le 1erS :. : VM l'A :. a subi l'épreuve de la justice et de la clémence.


Cette conception duelle de la justice divine, fondamentale pour comprendre l'espérance chrétienne, permet à Willermoz d'écrire :
Un second Adam, émané du sein de Dieu en toute pureté et sainteté, se dévoua et s'offrit en victime à la Justice divine pour le salut de ses frères, et son dévouement fut accepté par sa Miséricorde.

C'est à partir de cette analyse que doit être envisagée la disposition des deux vertus complémentaires prévues par les rituels de la Triple Union.

B. L'UNION HYPOSTATIQUE – SA NECESSITE DANS L'HISTOIRE DU SALUT

(Définition Hypostatique: Désigne l'union des natures divines et humaines dans la personne du Christ)

Willermoz aborde ici la signification et la raison fondamentale de l'institution, par l'union incompréhensible de la Nature divine à la nature humaine, [d'une] religion sainte qui apprendrait à l'homme à connaitre le vrai culte à son Créateur, et le seul qui puisse lui plaire.

La notion de vrai culte est en effet abordée avec insistance par Martinès de Pasqually dans le Traité de la Réintégration, et semble avoir imprégné nombres de textes fondamentaux de la maçonnerie Rectifiée.
Martinès souligne en effet que:
Ce culte que le créateur exige aujourd'hui de sa créature temporelle, n'est pas le même que celui qu'il aurait exigé de son premier mineur, s'il fût resté dans son état de gloire. Le culte que l'homme aurait eu à remplir dans son état de gloire n'étant établi qu'à une seule fin, aurait été tout spirituel, au lieu que celui que le Créateur exige aujourd'hui de sa créature temporelle, est à deux fins : l'une temporelle et l'autre spirituelle.
En attendant la venue du seul Rédempteur, toute l'histoire des premières générations ne fut ainsi, selon Martinès, qu'une quête incessante du « vrai culte.


En considérant que l'Union hypostatique a pour effet de rendre aux hommes l'espérance du Salut, en autorisant enfin le rétablissement du vrai culte, Willermoz souligne, dans une conception que seule la doctrine de Martinès éclaire réellement pour lui, la signification essentielle dudit culte, sans pour autant s'écarter, on le voit, d'une stricte orthodoxie.

C. L'IGNORANCE DES HOMMES CONCERNANT LA DOUBLE NATURE DU CHRIST :

Jean-Baptiste Willermoz en dénonçant diverses opinions sur les relations entre l'homme et Dieu, à travers l'histoire, évoque certaines notions de la cosmogonie martinésiste, telle qu'il l'avait intégrée à son orthodoxie chrétienne.

C'est ainsi qu'il repousse tout d'abord l'idée qu'existent des classes angéliques, des agents de Dieu assez purs et assez puissants pour rapprocher l'homme de Dieu, sans qu'il soit nécessaire que Dieu même se soumette à l'Incarnation.

C'est là une condamnation sans équivoque, on doit le souligner, de tout gnosticisme ( connaissance ésotérique parfaite et initiatique contenant toutes les connaissances sacrées) hétérodoxe (qui n'est pas conforme à la doctrine), de cette doctrine ennemie dès les origines de la pensée chrétienne, affirmant, la possibilité pour l'homme d'accomplir son salut par son propre effort de connaissance, et d'atteindre ainsi, de proche en proche, l'état divin, par la réalisation de tous ces états intermédiaires, sans que la médiation du Christ soit aucunement utile.

D. A PROPOS DE LA CONSTITUTION TERNAIRE DE L'HOMME DANS LE REGIME ECOSSAIS RECTIFIE

Abordant la question centrale de l'union des deux Natures dans la personne du Christ, Willermoz est conduit à évoquer ce qui, dans sa constitution subtile, rapproche du Christ, mais aussi ce qui l'en distingue. Il précise :

[...] l'homme-Dieu est formé corporellement dans le sein virginal de Marie de sa pure substance, de ce vrai et pur limon quintessentiel de la terre vierge de sa mère ; il y est formé et composé, comme tous les autres hommes qui viennent pour un temps sur terre, d'une triple substance, c'est-à-dire d'un Esprit pur, intelligent et immortel, d'une Ame passive ou vie passagère, et d'un Corps de matière.

Plus loin, il poursuit:
Nous avons reconnu en son lieu que l'animal ou la brute est un composé binaire d'une Ame, ou vie passive et passagère, et d'un Corps de matière, qui disparaissent totalement après la durée qui leur est prescrite, que l'homme est pendant son séjour passager sur la terre un composé ternaire : savoir des deux mêmes substances passagères que nous venons de citer qui le constituent animal comme la brute, et d'un Eprit intelligent et immortel, par lequel il est vraiment image et ressemblance divine. Mais en Jésus-Christ homme-Dieu et divin se trouve pendant sa vie temporelle sur la terre un assemblage quaternaire qui le distingue éminemment de toutes les créatures ; savoir : les trois substances que nous venons de connaitre dans l'homme temporel et de plus l'Être même de Dieu qui s'est uni pour l'éternité à l'être intelligent et immortel de l'homme, pour en former un être unique et une seule personne en deux Natures.

Or, ce passage du Traité permet d'évoquer la question corps-âme, s'opposant au trichotomisme, selon lequel l'homme est constitué de trois substances, le corps, l'âme et l'esprit. Cette question a en effet suscité, dans l'histoire du christianisme, mais aussi dans la genèse du R.E.R, des discussions et des querelles de divers ordres.

Héritiers à la fois de l'hermétisme (doctrine occulte des alchimistes, fondée sur des écrits attribués à Hermès) alexandrin redécouvert, et s'ouvrant aux doctrines kabbalistiques, l'idée trichotomiste était très répandue dans les cercles Illuministes au XVIIIe siècle, alors qu'elle avait disparu des formulations dogmatiques de la foi catholique.

Qu'en fut-il dans le petit cercle des « émules de Martinès de Pasqually ?
La doctrine trichotomiste dans la littérature complexe du Maître, use d'une méthode d'exposition parfois déroutante, et d'un vocabulaire souvent tout à la fois obscur et trompeur.

Toutefois, on trouve exprimée en mains endroits du Traité de la Réintégration l'idée fondamentale que l'homme est un Mineur spirituel, un être spirituel divin, incarné dans un corps de matière qui est sa prison, en raison de sa prévarication. Ce corps lui-même est animé d'un principe de vie passive et corruptible qui, à la mort de l'homme, suivra le destin de la matière, qui est celui de la dissolution.

C'est uniquement par sa nature spirituelle, seule incorruptible, que le mineur spirituel (la matière ne possédant qu'une existence illusoire selon Martinès, c'est d'ailleurs seulement en tant qu'Esprit que l'on peut dire de l'homme qu'il existe) peut espérer opérer sa jonction avec l'Esprit majeur promesse de sa réintégration.

Il est enfin un thème très proche, que développeront abondamment les émules : l'analogie qui existe entre le corps de l'homme et le Temple de Salomon. On lit en effet dans les Conférences de Lyon :

Le corps de l'homme est une loge ou un temple qui est la répétition du temple en général, particulier et universel. [... ]

La protohistoire des rituels français du Régime Ecossais Rectifié commence avec les traductions françaises des rituels de la Stricte Observance Templière, apportés à Lyon par le Baron Weiler en 1774. Dans ces textes, d'une concision spartiate, il n'est trouvé aucune allusion à la triple constitution de l'homme. On sait toutefois que les frères lyonnais furent rapidement déçus par le contenu de système de la Réforme de Dresde.

Dès 1775, ils commencèrent à l'amender, puis à le transformer très sensiblement, notamment en refondant les rituels. L'une des étapes essentielles de cette rectification fut naturellement, le convent de Lyon en 1778. Les rituels arrêtés par le dit convent, considérablement modifiés, ne comportent cependant aucune référence précise au trichotomisme, alors que les références symboliques et rituelles empruntées au système des Elus Coens y sont déjà nombreuses.

Or tout change dans les rituels adoptés par le convent de Wilhelmsbad, en 1782.
(Exemple: l'instruction morale au 1er grade : Le VM vous a reçu Franc-maçon par trois coups de maillet sur le compas, qui était posé sur votre c½ur ; ces trois coups vous annoncent ce que vous devez à l'Auteur de toutes choses, à vous mêmes et à vos frères.
En 1782 sens nouveau : Les trois coups sur le C½ur vous désignent l'union presqu'inconcevable qui est en vous de l'Esprit, de l'Âme et du Corps, qui est le grand mystère de l'Homme et du maçon, figuré par le Temple de Salomon.)


L'affirmation claire du trichotomisme faisait ainsi son entrée dans les rituels des grades bleus rectifiés et demeura dans toutes les versions postérieures.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 05 avril 2008 11:24

Modifié le vendredi 10 octobre 2008 00:29

Le Pouvoir et l'Orgueil (de Robert Delafolie) résumé par Cendrine B.

Le Pouvoir et l'Orgueil (de Robert Delafolie) résumé par Cendrine B.




Renaissance Traditionnelle N°50
Tome XIII Avril 1982. p 157







Robert Delafolie


Dans notre civilisation Occidentale
et, peut être plus précisément dans la tradition chrétienne, on s'efforce d'avertir le fidèle de se défier de la vanité.

En effet, l'orgueil s'allie souvent au pouvoir amenant à fausser et à dégrader la nature de toute chose et de tous liens sociaux. À partir de ce principe, la plupart des personnes s'estiment en partie rassurées reconnaissant l'orgueil comme un infâme péché, mais ne faisant pas partie de leur environnement, ni de leur quotidien.

Pourtant, il serait bien de démêler cet imbroglio, cela permettrait ainsi de déterminer à vrai dire où commence et où s'arrête effectivement l'orgueil qui demeure le générateur de tous les vices et maux de la création.

Toutefois, Robert Delafolie nous engage à considérer l'orgueil dans sa globalité et, non pas que sous le seul aspect moralisateur. En effet, ceci permet de ne pas s'enfermer dans une représentation restreinte que l'histoire a pu relater à travers des régimes dictatoriaux. C'est pourquoi, notre auteur donne une définition plus large de ce terme englobant tous les hommes qui exploitent leurs pouvoirs quels que soit leurs champs d'action socio-professionnel, ou personnel.

De plus, pour lui, la dimension qu'il accorde à ce qualificatif se rattache au péché originel et à la prévarication, nous expulsant ainsi de l'immensité Divine. Du reste, l'humanité tout entière depuis la nuit des temps est responsable de cette chute mais aussi, de l'état du monde où nous nous trouvons et cela jusqu'au jugement dernier et jusqu'à notre réintégration à la coure Divine.

D'autre part, nos comportements ou, nos réactions conscientes ou, inconscientes quelques soient leurs caractéristiques et, leurs importances sont des manifestations de l'orgueil originel. Par ailleurs, il ne faut pas préjuger que l'orgueil compromet systématiquement le pouvoir. Par contre, dans un monde matériel, cette puissance relève uniquement de l'initiative individuelle pour aider son prochain. Cela est en quelque sorte une émanation de notre propre pensée dans le but exclusif de servir Dieu sans discontinuer à travers notre conscience, nos prières et nos actes et ceci tout au long de notre vie.

Ainsi, on se rend compte de la double signification que peut prendre la sémantique du langage. C'est pourquoi, celui ci peut se déterminer sur 2 plans. Le premier est celui de notre monde, de sa déontologie, de sa matérialité, le second celui de la spiritualité et du domaine Céleste. On peut aussi les identifier par l'hypertrophie de notre individualité équivalente à « l'orgueil », le deuxième par la nature même de cette individualité correspondant à « l'orgueil en action ».

En conclusion, on peut terminer cette étude par l'une des paroles du Christ « Soyez parfait... »

Il va de soi que la voie sera longue. En effet, cela nous laisse aucune utopie sur le chemin de notre spiritualité ou, sur celui de notre achèvement théologique, pas plus qu'une espérance sur le bien fondé d'une légitimité spirituelle quelque soit le pouvoir de l'homme.




[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 03 mai 2008 11:02