Jérusalem Berceau de la Franc-Maçonnerie (de Jacob Segal) résumé par Cendrine B.

 Jérusalem Berceau de la Franc-Maçonnerie  (de Jacob Segal)  résumé  par  Cendrine B.
Renaissance Traditionnelle N°37
Tome X janvier 1979. p66


Avant d'aborder le sujet à proprement parler, afin, d'avoir par la suite un meilleur discernement concernant le fond de cet article, l'auteur souhaite au préalable nous dire l'importance que revêt la place historique de la ville de Jérusalem pour l'histoire de l'humanité et des 3 grandes religions monothéistes.


Elle est la ville éternelle et reste un lieu pour les croyants qui est à la source de leur espérance mais aussi, celui de leurs convictions.
Dans la Bible, elle revêt plus de 70 noms et se trouve être évoquée plus de 656 fois. D'autre part, la racine étymologique de son nom reste complexe car elle est au c½ur de bien des civilisations : Juive, Égyptienne, Romaine...
Ainsi, bien avant note ère, celle-ci s'appelait Salam ou était identifiée par Sion car la ville est entourée de collines dont l'une porte ce nom. Qui plus est, ce mont est également un emplacement très symbolique, puisqu'il est pour les Israélites le lieu du tombeau du premier roi juif et, pour les chrétiens le lieu de la cène et enfin, aussi le point où Marie s'est endormie éternellement la crypte de la dormition.

D'autre part d'un point de vue mythologique et historique, c'est le roi David (1) qui va s'emparer de la forteresse de Sion appelée en des temps reculés Jébus et d'où David va en chasser ses habitants : les Jébuséens. Il en fait sa capitale et l'appellera alors la cité de David. Par ailleurs, les arabes la qualifieront d'EL Kuds ou Der El Salam textuellement la ville sainte, ou la ville de la paix. Mais on trouve aussi pour d'autres peuples d'autres dénominations, comme : la cité, la cité de la paix, le trône de Dieu...

Pour les Franc-maçon, c'est à partir de l'époque de David que Jérusalem prend de l'importance à leurs yeux. En effet, elle est le lieu où est transportée l'Arche d'alliance et l'endroit où sera construit l'édifice pour l'abriter. Toutefois, on peut lire dans la Bible (chroniques I, XXII ,6-9) que David se voit refuser son souhait ayant trop de sang sur les mains.
Et c'est son fils Salomon (2) héritier du trône qui prie pour pouvoir obtenir discernement et sagesse pour diriger son immense royaume. Dés lors, bien au-delà de ses v½ux, Dieu lui permet d'être reconnu par son peuple, et fait de son pays une puissance commerciale grâce à la paix qui y règne. De plus, il lui permettra d'élever un édifice en son nom que l'on appellera le Temple de Salomon destiné à y abriter l'Arche d'alliance.

Mais revenons à la Franc-Maçonnerie, car nous savons, quel sens symbolique y prend le roi Salomon. En effet, d'un point de vu imagé, il est le Vénérable Maitre assis sur le siège à l'Orient et qui dirige avec amour et sagesse les travaux de la loge.

Mais, continuons l'histoire, à la mort de Salomon, un schisme partage le pays en deux royaumes : celui d'Israël avec sa capitale Samarie et celui de Juda avec sa capitale Jérusalem. Ces deux royaumes vont coexister pendant deux siècles, et être gouvernés par des rois Juifs. Toutefois, ils se combattront ou devront faire face à de nombreux peuples envahisseurs comme les Égyptiens, les Assyriens, ou les Babyloniens... Ainsi, en 588 avant J.C, le roi de Babylone Nabuchodonosor s'empare de Jérusalem où pour la première fois le temple de Salomon est brulé.

Par la suite, l'histoire de cette région nous montre de nombreux conflits, invasions, exodes et exils qui sont associées à des périodes où le Temple est abattu et reconstruit de nombreuses fois. On arrive ainsi au règne du roi Hérode et où la ville de Jérusalem et son temple sont à leurs apogée, au regard des palais, des forteresses que l'on y retrouve. Aujourd'hui encore on trouve dans cette région du monde de nombreuses empreintes et traces de toutes ces antiques civilisations qui ont fait l'histoire de cette terre sainte. Les Romains sont contemporains à Hérode et c'est à cette époque que le Temple de Salomon est définitivement détruit par le feu. Toutefois, malgré ce nouvel envahisseur, la population résiste aux exactions, ou à la déportation à Rome et se révolte en luttant contre l'oppresseur. Parallèlement, c'est à cette période qu'une nouvelle confession apparait. Dans tout le pays, celle-ci est encouragée par Jésus de Nazareth qui enseigne un message de fraternité entre les hommes et au fil du temps rassemblera de multiples adeptes autour de lui.

C'est pourquoi, cette terre reste pour les 3 religions un sanctuaire de lieux sacrés. Ainsi, au regard de la loi du Talmud et de la Thora, Jérusalem est pour les Juifs un lieu entièrement Saint, car nous l'avons vu elle est la ville du roi David. Ainsi, le mur des lamentations est un lieu de communion de cette religion et cette enceinte représente le symbole du passé de la splendeur d'Israël.
D'autre part, pour le chrétien, cette agglomération a en son sein et dans sa périphérie de nombreux lieux, chapelles et places sacrées. Et notamment l'Eglise du Saint Sépulcre qui a été édifiée sur le lieu de la crucifixion, ou encore, à l'Est de la cité, le Mont des Oliviers lieu de l'ascension du Christ.
Enfin, elle est la 3ème ville sainte pour les Musulmans. Il est dit que la construction de la mosquée d'Omar aurait été faite sur l'emplacement théorique du temple de Salomon. C'est aussi et enfin, l'endroit où Mohammed rejoint Allah.

Si, Jacob Segal fait de son exposé cet éloge sur le destin de l'histoire de Jérusalem et de son temple. C'est sans doute parce que ce sanctuaire est au centre de ces 3 grandes religions est dans le c½ur de tous les Francs maçons. Il est vrai, nous l'avons vu, cette ville abrite au plus profond de cette terre choisie par Dieu, le plus parfait des édifices : celui de Salomon. De surcroit, nous le savons, il est la représentation imagée de celui que chaque franc maçon souhaite édifier au plus profond de son être.

C'est sans doute par ce changement individuel que chacun contribuera au changement de la société. Et ainsi, nous permettrons la réalisation d'un Temple de l'humanité et de la fraternité, mais aussi de l'égalité à l'image des messages des prophètes, en éradiquant de la planète les conflits et les guerres.


NOTES :
(1) Le roi David a été l'un des personnages les plus importants de l'histoire Juive, car reconnu comme 1er roi Juif, Il est né en 907 avant l'ère commune ou appelle chrétienne dans le christianisme. Il régna comme roi d'Israël pendant quarante ans, et mourut à l'âge de 70 ans en 837 avant cette ère. David fait de Jérusalem la capitale d'Israël, en choisissant l'endroit que Jacob avait appelé « la porte du ciel ».

(2) Le roi Salomon est né en 848 avant notre ère et meurt à 52 ans en 796 avant celle-ci. Il règne pendant 40 ans ; les plus belles années de toute l histoire d'Israël. Il est connu comme « 'hakham mikol haadam » ce qui signifie le plus sage de tous les hommes.


# Posté le samedi 06 décembre 2008 13:20

Conférence Publique. Roger DACHEZ: "L'Invention de la Franc-Maçonnerie"

Conférence Publique. Roger DACHEZ: "L'Invention de la Franc-Maçonnerie"
Samedi 4 Avril 2009 à 10h00
Cercle de l'Acacia.
164, Chemin saint Jean du Désert 13005 Marseille


Conférence ouverte à tous

"L'Invention de la Franc-Maçonnerie"
Des opératifs aux spéculatifs

Suivi d'un Déjeuner : 15¤

Réservations Impératives et Informations auprès de
Robert Guinot : 06.11.72.77.93
email : imfprovence@orange.fr
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# Posté le mercredi 28 janvier 2009 01:12

Le numéro n°153 de Renaissance Traditionnelle est paru !

Le numéro n°153 de Renaissance Traditionnelle est paru !
Au sommaire retrouvez les articles suivants :

- Pierre Mollier : Avant propos
- Bernard Dat : Pierre d'angle et pierre du coin
- W.P. Beth : William Preston (1742-1818) sa vie, son ½uvre
- Jérôme Rousse-Lacordaire : Dieu au travail. II Le Tisserand
- Roger Dachez : Saint Jacques le Majeur, de l'Evangile à la Légende dorée : les fondements initiatiques du pèlerinage
- Pierre Mollier : Du nouveau sur l'ancien sceau du grand Chapitre Général de France
- Robert et Catherine Amadou : Lettre inédite de Willermoz à Diego Naselli
- Serge Caillet : Acta Martinista
- Libri Latomorum

Bonne lecture à tous !

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# Posté le lundi 23 mars 2009 16:30

L'empoisonnement de Newton 1642-1727 (de Ch. Albert Reichen) résumé par Stéphane R.

 L'empoisonnement de Newton 1642-1727 (de Ch. Albert Reichen)  résumé  par  Stéphane R.
Renaissance Traditionnelle
N°43-44
Tome XI juillet-octobre 1980. p257


Lorsque j'ai décidé de traiter « l'empoisonnement de Newton », article au titre accrocheur, mon imagination a tout de suite fait référence aux grandes énigmes de l'Histoire, comme le potentiel empoisonnement de Mozart, ou encore celui de Napoléon 1er.

J'avais des préjugés sur une histoire avec d'éventuels rebondissements multiples.


Prenons rien que le titre « l'empoisonnement de Newton » ; Il me semble normal de me poser un certain nombre de question, il y a-t-il eu intervention d'une tierce personne ? Avait-il des rivalités ? Quel était le mobile ?

C'est donc dans cet esprit que j'ai commencé à lire l'article de Ch. Albert Reichen.

I) Contexte Historique

Il semble important dans un premier temps de replacer le contexte historique, puisqu'à ce moment là, dans les années 1692-93, Newton était âgé de cinquante ans, (il est né en 1642 et mort en 1727). Cela faisait déjà une vingtaine d'année qu'il était entré à la Royal Society.

C'est à cette période que commencent à apparaître chez lui des symptômes tels que de graves insomnies, des troubles digestifs, de l'amnésie, des dépression et des délires de persécution, a tel point, qu'il se referme sur lui-même en ayant très peu de contact avec l'extérieur, notamment avec de vieux amis auxquels il envoyait des lettres aux propos jugés incohérents.

De nombreuses spéculations sur son comportement ont vu le jour après sa mort comme celle de Jean-Baptiste Biot (1774–1862) physicien et mathématicien Français qui pointait « son dérangement d'esprit » ou sa « frénésie ou encore il fut évoqué que son comportement était probablement du à la séparation avec sa mère pendant son enfance. Dans les années 2000l fut même évoqué qu'Isaac Newton souffrait du syndrome d'Asperger : « C'est un trouble du développement situé dans la partie haute du spectre autistique. Il affecte la vie sociale de la personne, ses perceptions sensorielles, mais aussi sa motricité... » Ce sont en quelque sorte des autistes surdoués,

Pour en revenir à l'article, qui a été publié en Juillet-Octobre 1980 (RT n° 43-44, page 257), il apparait comme étant toujours d'actualité, puisque une récente publication de Milo Keynes datant du 18 Février 2008 ayant pour titre « Balancing Newton's mind: his singular behaviour and his madness of 1692–93 » (que l'on pourrait traduire comme « L'Équilibre de l'esprit de Newton: son comportement singulier et sa folie de 1692-93) et paru dans Notes and records of the Royal Society.

D'ailleurs, les différentes hypothèses émises (comme la mort de sa mère, l'incendie de son laboratoire) ne sont guère possibles étant donné les dates de ces accidents.

II) Causes de l'empoisonnement

L'auteur fait référence à un article du magazine Pour la Science (janvier 1980) qui reprend « deux publications récentes (de Spargo et Pounds) parues dans Notes and records of the Royal Society of London » qui indiquent que la maladie dont souffrait Newton était probablement d'origine chimique. Les deux auteurs scientifiques, chacun de leur côté ont montré qu'elle résultait d'un empoisonnement dû aux métaux qu'il avait l'habitude d'utiliser pour ses expériences de chimie et d'optique.

En effet, entre 1670 et 1672, il travaille sur la réfraction de la lumière et la dispersion des couleurs à travers un prisme. Il conclut que tout télescope à réfraction ou lunette astronomique présentent une dispersion de la lumière ; ce qui le motiva à contourner ce fait en construisant un télescope à réflexion par miroir concave. Et bien sur, en son temps, les miroirs étaient fabriqués à partir de mercure. De plus, il réalisait de nombreuses expériences d'alchimie, et pour cela, il utilisait un grand nombre de métaux tels que le plomb, l'arsenic, l'antimoine et le mercure. Il les faisait chauffer dans de grands récipients couverts, dans des fourneaux ou bien à la flamme d'une bougie, ce qui sans doute, l'exposait continuellement aux vapeurs toxiques.

Son intérêt pour l'alchimie remonte en 1669 lorsqu'il fit l'acquisition des 6 volumes de Theatrum Chemicum
Ces faits laissent donc supposer que déjà 20 ans avant les premières manifestations de ses troubles de comportements, il s'empreignait d'un mal latent. Pour l'anecdote, sa bibliothèque contenait à sa mort 170 ouvrages sur l'alchimie sur les 538 traitant des Sciences.

Mais ce n'est pas tout, comme tous les pionniers de la chimie, Newton goûtait les produits de ses expériences. Dans ses carnets de notes, il rapporte à 108 reprises qu'il « testait » les produits qu'il utilisait pour définir le goûts de chacun ; la liste n'est pas exhaustive : sulfures, sels d'ammoniac, carbonate de potassium, chlorhydrate de mercure, acide nitrique...Il utilisait d'ailleurs toutes une gamme d'appréciation « aucun goût, doux et amer, acide comme le vitriol ». Donc en plus des inhalations toxiques, il s'empoisonnait directement per os.

Un élément est également à prendre en considération : Une représentation du laboratoire de Newton en 1688 de David Loggan (1635–1700) figurant dans « print of Trinity College » montre que c'était une cabane en bois avec une fenêtre mais sans cheminée, malgré la présence de deux fourneaux ! Le principe de précaution n'existait pas à l'époque, en conséquence, tous les toxiques pénétraient également par la peau dans son organisme.

Enfin, une autre source d'intoxication a pu provenir de la peinture rouge foncée, dont le pigment principal était le sulfure de mercure, qui fut appliquée sur les murs de sa pièce à Londres, à peu prés à l'époque de sa maladie.

Afin de vérifier l'hypothèse de l'empoisonnement de Newton par des éléments métalliques, les deux chercheurs ont analysé les quatre spécimens de cheveux restants de Newton qui montreront des concentrations anormalement élevées de plomb, d'antimoine, et de mercure. Cette pratique courante en toxicologie, vient du fait que si les toxiques ont été ingérés (de quelque manière que ce soit), ils doivent théoriquement passer dans la circulation sanguine, qui irrigue notamment, les bulbes des cheveux et donc, se déposer. Le cheveu ayant une vitesse de croissance connue, accumule ces substances et il est alors facile de savoir si l'ingestion a été ponctuelle ou bien chronique. Malheureusement, l'article ne mentionne pas de telles informations.

Bien sur, il se pose également la question de l'authenticité des échantillons. Deux d'entre eux, précise l'auteur, ont été donné par l'actuel Comte de Portsmouth, et donc peuvent être légitimement être tenus pour authentiques. En effet, la fille de la nièce Newton, Catherine Borton épouse de John Conduitt, ont une fille se prénommant aussi Catherine qui est l'épouse de John Fellop, le premier des comptes de Portsmouth. C'est ainsi que les échantillons de cheveux ainsi que d'autres reliques de Newton restèrent dans la famille des Portsmouth de génération en génération.

III) Conséquences de l'empoisonnement

L'exposition chronique et donc l'intoxication au mercure peuvent produire des effets neurologiques, psychiatriques et rénaux notamment. Ces changements sont réversibles en cas d'arrêt de l'exposition. Le mercure est progressivement excrété dans les urines jusqu'à ce que les taux sanguins reviennent à la normale. Par contre, comme nous l'avons vu précédemment, les taux dans les cheveux et les ongles persistent pendant plusieurs années. Cela pourrait expliquer que ses symptômes n'ont eu lieu qu'entre 1692 et 1693. Spargo et Pounds précisent aussi que l'effet du plomb retrouvé dans les échantillons peut expliquer les autres symptômes dont souffrait Isaac Newton.

IV) Avis personnel

- L'empoisonnement d'Isaac Newton a donc connu une phase aiguë, entre 1692 et 1693. Il n'en mourra pas directement, puisqu'il s'éteindra en 1727 à l'âge de 84 ans, soit 34 ans plus tard.

- En ce qui concerne les échantillons de cheveux, il semble acquis qu'ils appartenaient bien à Newton. Les quatre échantillons ayant montré les mêmes éléments chimiques. Cependant, pour lever le doute, il faudrait comparer les ADN de chaque échantillon non seulement entre eux, mais aussi avec un échantillon biologique issu de Newton lui-même. Or, cela semble inconcevable, car Newton était reconnu en son temps comme l'un des plus grands génies et savants de l'histoire. Anobli en 1705, il est inhumé à l'Abbaye de Westminster, aux côtés des rois d'Angleterre...

# Posté le mercredi 08 avril 2009 01:23

Le Blog d'APRT à l'honneur sur www.gadlu.info

 Le Blog d'APRT à l'honneur sur www.gadlu.info

Depuis quelques jours un nouveau blog fait parler de lui dans le monde de l'Internet maçonnique, il s'agit de:




Le blog maçonnique d'un jeune Franc-maçon sur la Franc-Maçonnerie en France. Tout d'abord bravo et félicitations pour cette initiative dans la lignée de son illustre ainé:


et de son papa Jiri Pragman, que l'on ne présente plus.

Les Amis Provençaux de Renaissance Traditionnelle ont déjà eu les honneurs de ce nouveau blog dans l'article que vous pourrez consulter en cliquant ICI

Merci à son auteur Noé Lamech et longue vie à gadlu.info.

# Posté le lundi 13 avril 2009 05:08