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La prétendue « clandestinité » de la maçonnerie noire de Prince Hall aux Etats-Unis (de Harvey N. Brown) par Jacques F.

La prétendue « clandestinité » de la maçonnerie noire de Prince Hall aux Etats-Unis (de Harvey N. Brown) par Jacques F.
Renaissance Traditionelle N°8. p284

Hall Prince : Premier franc-maçon américain de couleur, pasteur méthodiste, initié en 1775 dans une loge militaire irlandaise ou sont introduits 14 autres afro-américains.

Quand la loge militaire quitta la région, on permit à ces 15 frères d'organiser des processions pour la Saint Jean et de procéder à des funérailles maçonniques.

Pour conférer les degrés et entreprendre d'autres travaux maçonniques, ils postulent et obtiennent une autorisation en 1784, forment la loge Africaine (confirmée en 1787 par une patente) et dans laquelle Prince Hall est le premier vénérable.

Après avoir été rayée des registres, elle déclare son indépendance et prend le nom de Grande Loge Africaine (à ne pas confondre avec les différentes Grandes Loges du continent africain.). Prince Hall en est alors le premier Grand Maître.

Texte communiqué à Renaissance Traditionnelle par Harvey Brown que nous avons déjà vu pour son article sur Jean Théophile Desaguliers. Mais il ne fait, ici, qu'introduire le texte, et se contentera d'une petite remarque à la fin.

La parole est donc au Frère Grand maître du Missouri Bruce H. du Missouri. Il relate et commente par des contre arguments un texte « la clandestinité noire » dans lequel on apprend la difficulté que la maçonnerie noire a pour se faire reconnaître aux E.U. et les différents arguments prétextés pour aller dans ce sens.

- Elle est déclarée irrégulière, et même « clandestine » comme le suggère le titre du texte ciblé, alors qu'elle retrace une filiation directe avec une première loge, la loge africaine, à qui une patente originelle a été accordée par la grand loge d'Angleterre en 1784 pour former la loge n°459.
- Mais pour différentes raisons la patente est bien sur déclarée caduque.
- Même un comité spécial à la Grande Loge du massachussets qui avait pourtant approuvé à l'unanimité la légitimité de la loge africaine a du revenir sur sa déclaration en raison de pressions extérieures trop fortes.
- On reproche aussi à la grande loge Africaine de ne pas avoir été constituée par au moins trois loges, mais les exemples du passé comme la G.L.N.F. prouvent le contraire.
- On va même jusqu'à mettre en avant la théorie de la juridiction exclusive, pure invention américaine, pour dire que la Grande Loge Africaine a été fondée sur un territoire déjà occupé.
- Elle est présentée comme une organisation fraternelle qui n'est pas plus maçonnique que les Eagles.
- Le G.O.D.F. est aussi pris à partie quant il reconnaît la maçonnerie de Prince Hall, il est lui-même déclaré clandestin et irrégulier.

Avec ce document on se trouve face à des aberrations, et là encore ce n'est pas la maçonnerie qui est en cause, mais certains maçons qui donne à la maçonnerie une orientation contraire à son véritable esprit.

Autre chose, c'est qu'en voulant défendre ces excès, il s'agit de ne pas reproduire la même chose et qu'il faut user de tempérance, même quant nous avons le sentiment de défendre une cause juste. C'est ce à quoi peut-être Harvey Brown nous amène en s'interrogeant sur la critique sévère (p290/291) formulée contre la maçonnerie américaine pour défendre le G.O.D.F. et la reconnaissance de la maçonnerie noire.

Depuis que R.T. a publié ce texte en 1971, la situation a tout de même évolué. Il semblerait que la maçonnerie noire soit aujourd'hui bien implantée et reconnue dans de nombreux états. Affaire à suivre...
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# Posté le samedi 18 février 2006 10:11
Modifié le mardi 03 juillet 2007 03:58

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